Cours 2025/2026

Réseaux Mobiles

Une plateforme interactive pour comprendre le CDMA, le concept cellulaire, l'architecture GSM et le GPRS. Chaque concept est illustré par des visualisations animées, des simulateurs et des quiz.

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5 Modules

De l'accès multiple aux réseaux 2.5G en passant par l'architecture GSM complète.

🎮

10+ Simulateurs

Encodeur CDMA, visualiseur de motifs hexagonaux, simulateur de handover, flux d'appels…

Quiz par section

Testez votre compréhension à la fin de chaque chapitre avec un feedback immédiat.

📐

Formules détaillées

Toutes les équations avec démonstrations et exemples numériques manipulables.

💡 Comment utiliser cette plateforme

  • Naviguez via la barre latérale pour passer d'un concept à l'autre.
  • Manipulez les simulateurs : changez les paramètres et observez l'effet.
  • Validez votre apprentissage avec les quiz à la fin de chaque section.
  • Consultez le glossaire pour tous les sigles GSM/GPRS.
Chapitre 1

CDMA — Code Division Multiple Access

Le CDMA est une technique d'accès multiple où tous les utilisateurs partagent la même bande de fréquence en même temps, mais chaque utilisateur est identifié par une séquence de code unique (chips).

Imaginez une grande salle bondée…

Vous êtes dans un cocktail où 100 conversations en français ont lieu en même temps. Impossible de suivre la vôtre — c'est du bruit. C'est exactement ce qui se passe quand plusieurs utilisateurs émettent simultanément sur la même fréquence : leurs signaux se superposent et brouillent tout.

Maintenant, imaginez que chaque conversation se passe dans une langue différente : français, japonais, arabe, swahili, hongrois… Vous ne comprenez que le français — donc votre cerveau filtre automatiquement les autres langues comme du bruit de fond. Vous ne percevez que votre conversation, malgré les 99 autres qui parlent en même temps !

Le CDMA fait exactement ça : chaque utilisateur reçoit une "langue" unique (sa séquence de chips). Tout le monde émet en même temps sur la même fréquence, mais le récepteur ne "comprend" que la séquence qui lui est destinée. Les autres ressemblent statistiquement à du bruit aléatoire.

Plus la "langue" est complexe (plus n est grand), plus elle est distinctive et résistante au brouillage — c'est ce qu'on appellera le gain d'étalement dans le chapitre 3.

🎯 Principe

Pour transmettre 1 bit, on émet une séquence de n chips spécifique à l'utilisateur. Le bit "1" envoie la séquence telle quelle, le bit "0" envoie son inverse.

🔑 Caractéristiques

• Séquence propre à chaque utilisateur = multiplexage de codes
• Tous les utilisateurs transmettent sur la même fréquence
• Exemple : 1 bit → 1 séquence de 64 chips

📊 Étalement de spectre

Si b est le débit en bit/s (durée d'un bit = Tb), et le rythme chips est nb chips/s (durée d'un chip Tc = Tb/n), alors le spectre du signal est étalé sur une largeur de bande beaucoup plus grande (1/Tc) que celle du signal utilisateur (1/Tb).

$$T_c = \frac{T_b}{n} \quad \Rightarrow \quad \text{Bande étalée} = \frac{1}{T_c} = \frac{n}{T_b}$$

Pourquoi appelle-t-on cela "étalement" ?

En traitement du signal, il y a une règle de conservation : plus un signal varie vite dans le temps, plus il occupe une large bande de fréquences. C'est l'incertitude temps-fréquence (similaire au principe de Heisenberg en physique).

Avant étalement, votre bit dure Tb (lent) → il occupe une bande étroite 1/Tb. Après étalement, vous transmettez n petits chips pendant le même Tb → chaque chip dure Tc = Tb/n (très rapide) → le signal occupe désormais une bande n fois plus large (1/Tc = n/Tb).

Pensez à un projecteur de cinéma : si vous focalisez toute la lumière sur un seul point, vous obtenez un point très brillant mais petit. Si vous étalez cette même lumière sur tout l'écran, chaque point est plus faible… mais l'image totale couvre une surface beaucoup plus grande. L'énergie totale est conservée, simplement répartie différemment.

👉 Le signal CDMA étalé a une densité spectrale de puissance très faible — il ressemble presque à du bruit. C'est précisément cette propriété qui rend le CDMA difficile à intercepter (origine militaire !) et résistant aux interférences.

🎮 Simulateur : Étalement par séquence directe

Choisissez un bit utilisateur et une séquence de chips, observez la transmission étalée.

Bit utilisateur :
Séquence de chips transmise :

✅ Quiz CDMA

Q1. Dans le CDMA, quelle est la conséquence du fait que tous les utilisateurs émettent sur la même fréquence ?

Q2. Si Tb = 64 µs et n = 64 chips, quelle est la durée d'un chip Tc ?

Chapitre 2

Utilisation des codes orthogonaux

Pour que plusieurs utilisateurs puissent émettre simultanément sans s'interférer, leurs séquences de chips doivent être orthogonales.

Propriété d'orthogonalité :

$$\forall i \neq j : S_i \cdot S_j = 0 \quad \text{et} \quad S_i \cdot S_i = n$$

Que signifie "orthogonal" concrètement ?

En géométrie, deux vecteurs sont orthogonaux quand leur produit scalaire vaut 0 — autrement dit, ils ne partagent aucune composante dans une direction commune. Pour des séquences binaires de ±1, c'est pareil : si on les multiplie terme à terme et qu'on additionne, on tombe sur zéro. Les deux séquences sont complètement non-corrélées.

Imaginez quatre musiciens jouant ensemble : un sur les graves seulement, un sur les aigus seulement, un en rythme régulier, un en contre-temps. Leurs "fréquences" musicales sont si différentes qu'aucun ne masque les autres — un auditeur formé pourrait isoler chacun à l'oreille. Mathématiquement, leurs signatures sont orthogonales.

Quand le récepteur reçoit la somme des 4 signaux et la multiplie par la signature d'un seul utilisateur (puis fait la moyenne), tous les autres tombent à zéro par construction. Magie ? Non — c'est simplement parce que la "signature" cherchée résonne avec elle-même mais ignore les autres.

Pourquoi le produit scalaire fait-il "disparaître" les autres ?

Pour chaque chip d'une séquence orthogonale à la vôtre, il y a en moyenne autant de +1 que de −1 qui s'alignent — donc tout s'annule. Pour votre séquence multipliée par elle-même, chaque produit est toujours +1 (car (+1)² = (−1)² = 1) → la somme vaut n. C'est le maximum possible.

👉 Le décodage CDMA n'est rien d'autre qu'un test de corrélation : "à quel point ce signal reçu ressemble-t-il à ma séquence ?". Réponse : exactement n pour la bonne, 0 pour les autres.

🔍 Démonstration du décodage

Soit un utilisateur i, transmettant un bit binaire \(b_i(kT) \in \{+1, -1\}\) à l'aide de sa séquence chip \(S_i\).

À l'émission, pour l'ensemble des utilisateurs : $$s(kT) = \sum_j b_j(kT) \cdot S_j$$

À la réception de l'utilisateur i, on calcule \(S_i \cdot s(kT)\) :

$$S_i \cdot s(kT) = \sum_j b_j(kT) \cdot S_i \cdot S_j = b_i(kT) \cdot n$$

Grâce à l'orthogonalité, seul le terme avec j=i subsiste, ce qui permet d'extraire le bit de l'utilisateur i (divisé par n).

🎮 Simulateur : Multiplexage de 4 utilisateurs orthogonaux

Choisissez le bit de chaque utilisateur. Le simulateur transmet la somme et démontre que chaque récepteur retrouve son propre bit grâce au produit scalaire.

✅ Quiz codes orthogonaux

Q1. Si S₁ et S₂ sont deux codes orthogonaux, alors S₁·S₂ vaut :

Q2. Au récepteur, pour décoder le bit de l'utilisateur i, on multiplie le signal reçu par :

Chapitre 3

Gain d'étalement

⚡ Raisonnement en puissance

• Puissance du signal reçu : C
• Puissance du bruit + interférences : I

🔋 Raisonnement en énergie

• Énergie d'un bit : Eb
• Densité spectrale de puissance : I₀

Le taux d'erreur bit dépend du rapport Eb/I₀. Grâce à l'étalement de spectre, on cumule l'énergie sur chaque chip composant le bit :

$$C = \frac{E_c}{T_c}, \quad I = I_0 \cdot \frac{1}{T_c} \quad \Rightarrow \quad \frac{C}{I} = \frac{E_c}{I_0}$$

Or \(E_b = n \cdot E_c\) donc :

$$\boxed{\frac{E_b}{I_0} = n \cdot \frac{C}{I}}$$

n est appelé gain d'étalement.

Pourquoi plus de chips = meilleure fiabilité (même C/I) ?

Le C/I qu'on mesure à l'antenne est brut — il regarde la puissance instantanée. Mais ce qui détermine si on lit correctement un bit, c'est l'énergie totale qu'on parvient à concentrer sur sa décision : c'est Eb/I₀, et c'est lui qui détermine le taux d'erreur.

Imaginez qu'on vous demande de répondre par OUI ou NON, mais on vous chuchote la question dans une salle bruyante. Si on vous la pose une seule fois, vous risquez de mal entendre. Si on la répète 64 fois, vous combinez toutes les versions, le bruit (qui change à chaque répétition) s'annule en moyenne, et le vrai message ressort clairement. Vous avez gagné en fiabilité sans monter le volume — juste en répétant.

L'étalement CDMA fait exactement ça à l'échelle du bit : un bit ne devient pas plus fort, il est distribué sur 64 chips. Le récepteur "vote" sur les 64 chips et la décision finale est statistiquement meilleure que celle prise sur un seul échantillon.

Le calcul en deux temps

1️⃣ On mesure C/I = −17 dB sur l'antenne. À première vue, c'est désastreux : le bruit est ~50× plus fort que le signal. Aucun récepteur conventionnel ne pourrait démoduler.

2️⃣ Avec n = 256 chips, le gain d'étalement vaut 10·log(256) ≈ 24 dB. Le récepteur effectue une corrélation sur ces 256 chips, ce qui concentre l'énergie du signal tout en moyennant le bruit.

3️⃣ Le résultat utile pour la décision : Eb/I₀ = −17 + 24 = +7 dB. Maintenant le signal est environ 5× plus fort que le bruit moyenné → démodulation possible avec ~10⁻³ d'erreur bit.

C'est comme un microscope pour signaux : le signal C/I à l'antenne est noyé dans le bruit, mais le récepteur "zoome" pendant n chips et révèle l'information. Plus on zoome (plus n est grand), plus on peut voir des signaux faibles — au prix d'une bande passante plus large et d'un débit utile plus faible (puisque transmettre 1 bit prend désormais 256 chips).

👉 C'est la véritable raison militaire du CDMA : on peut transmettre en dessous du niveau de bruit (Low Probability of Intercept). Un ennemi qui ne connaît pas le code voit du bruit. Vous, vous voyez le message.

🎮 Calculateur : Gain d'étalement

🌟 Intérêt du CDMA

Combiné avec l'utilisation de codes correcteurs, le CDMA permet d'avoir un très faible C/I de fonctionnement.

👉 Les mêmes fréquences peuvent être utilisées sur toutes les cellules : planification simple !

Premier aperçu du facteur K (on y reviendra en détail au Chapitre 6)

On vient de dire "mêmes fréquences sur toutes les cellules" — mais qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Imaginez la carte d'un opérateur : des dizaines de milliers de cellules dans tout le pays. Chacune a besoin de fréquences pour parler à ses mobiles. Mais on n'a que ~25 MHz de spectre.

👉 La solution universelle : réutiliser la même fréquence dans plusieurs cellules, en s'arrangeant pour qu'elles soient suffisamment éloignées pour ne pas interférer.

K est le nombre de cellules qu'on attend avant de réutiliser la même fréquence. Plus K est grand, plus les cellules co-canal sont éloignées (= moins d'interférence, mais on a moins de fréquences disponibles par cellule).

🟢 GSM : K = 12

Chaque couleur = un groupe de fréquences. Il faut attendre 12 cellules avant de réutiliser la même couleur. Conservateur, sûr, mais coûteux en spectre.

🟣 CDMA : K = 1

Toutes les cellules utilisent la même fréquence ! Possible uniquement parce que les codes orthogonaux séparent les utilisateurs au sein de chaque cellule ET entre cellules. Capacité multipliée par 12 vs GSM.

C'est la vraie révolution du CDMA : là où GSM doit "changer de menu" entre quartiers voisins pour ne pas se brouiller, CDMA peut servir "le même menu partout" car chaque mobile parle sa propre langue. Pas besoin de planification fréquentielle — un déploiement énormément plus simple.

📖 Le chapitre 6 expliquera comment K se calcule (formule K = i² + ij + j²), pourquoi seulement certaines valeurs sont possibles (1, 3, 4, 7, 9, 12, 13, 19, …), et comment trouver la distance D entre cellules co-canal.

⚠️ Les trois problèmes du CDMA

1. Effet near-far : le voisin bruyant

Tous les mobiles d'une cellule émettent sur la même fréquence en même temps. Si l'un est très près de la BTS (la station de base / antenne — on y reviendra au chapitre 12) et un autre très loin, le proche arrive à la BTS 1000× plus fort que le lointain (l'atténuation va en 1/d⁴ environ).

Imaginez 20 personnes qui parlent en même temps dans une salle. L'orthogonalité des langues marche en théorie… mais si quelqu'un à 1 mètre de vous hurle, et qu'une autre personne au fond de la salle vous chuchote, vous n'entendrez que le hurleur. Sa voix domine tout — votre cerveau ne peut plus filtrer.

En CDMA, ce déséquilibre fait que les corrélations ne sont plus parfaitement nulles : l'utilisateur fort déborde mathématiquement sur le décodage des utilisateurs faibles. C'est l'effet near-far.

Solution : contrôle de puissance très fin et très rapide (1500 fois/seconde en UMTS !). La BTS dit en permanence "baisse, baisse, monte" à chaque mobile pour que tous arrivent au même niveau de puissance, qu'ils soient à 10 m ou à 5 km. Égalité de puissance = orthogonalité préservée.

2. Séquences pseudo-aléatoires sur la voie montante

Sur la voie descendante (BTS → mobiles), tout est facile : la BTS contrôle tout, elle peut envoyer des séquences parfaitement orthogonales (Walsh-Hadamard) à chaque mobile, synchronisées au chip près.

Sur la voie montante (mobiles → BTS), chaque mobile émet de sa propre horloge, à des distances différentes — donc les signaux arrivent à la BTS décalés dans le temps. Or, des codes Walsh ne sont orthogonaux que parfaitement alignés. Décalés, ils deviennent corrélés et se brouillent mutuellement.

C'est comme un canon musical (frère Jacques) : si tout le monde commence en même temps c'est une note unique, mais si chacun démarre à un instant différent, c'est un canon harmonieux… ou une cacophonie. Pour des codes binaires, le moindre décalage casse l'orthogonalité.

Solution : on utilise des séquences pseudo-aléatoires longues (PN — Pseudo-Noise). Ces séquences ont la propriété "magique" d'être presque orthogonales à elles-mêmes pour tout décalage non nul. Elles ressemblent au hasard mais sont déterministes (générées par registres à décalage). Conséquence : la corrélation reste faible même si les mobiles ne sont pas synchronisés au chip près.

3. Interférences entre canaux dans la même cellule

En GSM (FDMA/TDMA), deux utilisateurs de la même cellule sont sur des fréquences ou des slots différents → zéro interférence entre eux. Le problème d'interférence n'existe qu'avec les cellules voisines (d'où le motif K=12).

En CDMA, tous les utilisateurs de la même cellule sont sur la même fréquence en même temps. L'orthogonalité devrait les séparer parfaitement… mais en pratique elle n'est jamais parfaite : multipath (le signal arrive par plusieurs chemins), désalignement temporel, contrôle de puissance imparfait → il reste un résidu d'interférence intra-cellulaire.

Quatre musiciens dans la même pièce jouant différents instruments : en théorie distinguables, mais l'écho des murs, les vibrations du sol et l'imperfection de chaque instrument créent un "bruit ambiant" qui dégrade l'écoute. Plus il y a de musiciens, plus ce résidu monte.

Conséquence pratique : en CDMA, ajouter un utilisateur dégrade la qualité de tous les autres. Le système est dit à capacité douce (soft capacity) : il n'y a pas de limite dure de N utilisateurs, mais à mesure qu'on en ajoute, la qualité baisse pour tout le monde. À l'opposé du GSM où la limite est dure (8 slots, point).

Utilisation du CDMA : Système américain IS-95, UMTS (3G), CDMA 2000.

✅ Quiz Gain d'étalement

Q1. Si n = 128 et C/I = -10 dB, quel est Eb/I₀ ?

Q2. En CDMA, on peut utiliser le facteur de réutilisation K = ?

Chapitre 4

Duplexage et accès multiple : tableau comparatif

Combinaison des techniques d'accès multiple (FDMA, TDMA, CDMA) avec les techniques de duplexage (FDD, TDD).

FDMA(FDMA-)TDMA(FDMA-)CDMA(FDMA-)TDMA-CDMA
FDD AMPS, R2000, NMT GSM UTRA-FDD, CDMA 2000
TDD CT2-CAI DECT UTRA-TDD

UTRA = Universal Terrestrial Radio Access (interface radio UMTS)

🔀 FDD (Frequency Division Duplex)

Voie montante et descendante sur deux fréquences différentes. Émission et réception simultanées.

⏱ TDD (Time Division Duplex)

Voie montante et descendante sur la même fréquence mais à des moments différents.

📡 Rappel des techniques d'accès multiple

📶 FDMA — Frequency Division Multiple Access

Chaque utilisateur a sa propre fréquence. Séparation par bandes. Utilisé en AMPS, R2000, NMT.

⏰ TDMA — Time Division Multiple Access

Plusieurs utilisateurs partagent la même fréquence mais à des instants différents (time slots). Utilisé en GSM (combiné à FDMA).

🔐 CDMA — Code Division Multiple Access

Tous les utilisateurs émettent sur la même fréquence en même temps, séparés par leurs codes orthogonaux. Utilisé en IS-95, UMTS.

Une seule analogie pour les comprendre toutes : la salle de classe

Quatre enseignants doivent donner cours à quatre groupes d'élèves en même temps, dans la même salle. Comment faire pour qu'aucun ne dérange les autres ?

  • FDMA = 4 salles séparées par des murs. Chacun a son espace propre, mais on a besoin de 4 fois plus d'espace.
  • TDMA = 1 salle, 4 horaires. Cours 1 de 8h à 9h, cours 2 de 9h à 10h, etc. Tout le monde est dans la même salle mais à des moments différents.
  • CDMA = 1 salle, en même temps, mais chaque enseignant parle une langue différente. Les élèves de chaque groupe n'écoutent que leur langue, les autres ressemblent à du bruit.

🎮 Simulateur : Comparer FDMA, TDMA et CDMA visuellement

Choisissez la technique d'accès et observez comment 4 utilisateurs partagent la même bande passante. L'axe horizontal = temps, l'axe vertical = fréquence.

Chapitre 5

Concept cellulaire

🏙️ Définition

Le territoire est divisé en "cellules", desservies chacune par une station de base. L'ensemble de ces cellules forme un seul réseau.

L'opérateur affecte une ou plusieurs fréquences à chaque station de base. Les mêmes canaux de fréquence sont réutilisés dans plusieurs cellules selon la capacité du système à résister aux interférences.

Pourquoi diviser en cellules ? Pourquoi pas un seul gros émetteur ?

Imaginons l'alternative : une seule grande antenne qui couvre toute une ville. Pour porter loin il faut une puissance énorme, et toute la bande disponible (par exemple 25 MHz = 124 porteuses) doit être partagée par tous les abonnés de la ville. Au-delà de quelques milliers d'utilisateurs : saturation immédiate.

Pensez à un seul restaurant géant qui sert toute la ville (cuisine immense, file d'attente kilométrique) vs plein de petits restaurants de quartier qui se répartissent la clientèle. Les petits gèrent mieux : moins de queue, service plus rapide, et surtout — ils peuvent réutiliser les mêmes recettes (mêmes fréquences) puisqu'ils sont à des endroits différents.

Le concept cellulaire est exactement ça : on découpe le territoire en petites zones, chacune avec sa propre BTS qui sert ~100 communications. Et surtout — on réutilise les mêmes fréquences dans des cellules suffisamment éloignées pour qu'elles ne se brouillent pas. Le spectre limité devient capacité illimitée.

Le trade-off fondamental

Petites cellules → plus de réutilisations → plus de capacité, mais plus d'interférence si on est trop serré. Grosses cellules → moins d'interférence mais peu de capacité par km². Tout l'art de l'opérateur est de doser cellule par cellule selon le trafic local : pico-cellules en centre-ville, macro-cellules en campagne.

📍 Couverture

Couverture d'une cellule isolée

• Dépend de la sensibilité (liée au rapport C/N tolérable)
• Dépend de la puissance d'émission

Couverture d'un réseau

• Dépend du seuil C/I
• Dépend de la distance de réutilisation (plus petite distance entre deux cellules de même fréquence)

📊 Avantages / Inconvénients

✅ Avantages

  • Dessert de façon continue un très large territoire
  • Permet d'utiliser des puissances d'émission moins importantes
  • En diminuant la taille des cellules → réutiliser les fréquences à des emplacements plus proches → augmentation de la capacité

❌ Inconvénients

  • Travail de planification fastidieux et délicat (fait par l'opérateur)

🎮 Simulateur : Impact de la taille des cellules sur la capacité

On veut couvrir une ville circulaire de 5 km de rayon. Faites glisser le rayon des cellules : observez comment la capacité totale change, et pourquoi les opérateurs choisissent des micro-cellules en zone dense.

Zone urbaine (5 km de rayon)
Chapitre 6

Motif de réutilisation

Définition : un motif cellulaire est l'ensemble des cellules dans lequel chaque fréquence de la bande est utilisée une fois et une seule fois.

📐 Modèle hexagonal

On peut montrer que les motifs optimaux sont de taille K tel que :

$$\boxed{K = i^2 + ij + j^2 \quad \text{avec } i, j \in \mathbb{N}}$$

• \(i = 0\) : forme de losange
• \(i \neq 0\) : invariant par rotation de 120°

Pourquoi des hexagones et pas des carrés ou des cercles ?

Une antenne rayonne dans toutes les directions avec à peu près la même puissance → sa zone de couverture est un cercle. Mais des cercles posés côte à côte laissent des trous (zones sans couverture) ou se chevauchent énormément.

Il n'existe que trois polygones réguliers qui pavent le plan sans gap : le triangle, le carré et l'hexagone. Parmi eux, l'hexagone est celui qui ressemble le plus au cercle (compacité 0,907 vs 0,785 pour le carré). C'est donc la meilleure approximation d'un cercle qui pave le plan. D'où le modèle hexagonal — pratique pour les calculs, sans gap, et proche de la réalité physique.

Pourquoi K = i² + ij + j² et pas n'importe quel entier ?

Sur une grille hexagonale, vous ne pouvez pas marcher dans n'importe quelle direction : il y a 6 directions discrètes (les 6 voisins). Si vous voulez placer une cellule de même fréquence "ailleurs", vous devez vous déplacer de i pas dans une direction, puis tourner de 60° et faire j pas. Ce vecteur de déplacement définit le motif.

C'est exactement comme placer des pions sur un échiquier avec des règles de cavalier. Pas tous les "sauts" sont possibles. La formule K = i² + ij + j² compte combien de cases hexagonales tiennent dans le motif fondamental que vous avez défini par (i, j) — c'est purement géométrique, lié à la trigonométrie de l'hexagone (loi des cosinus avec angle 60°).

👉 Les valeurs possibles sont K = 1, 3, 4, 7, 9, 12, 13, 16, 19, 21, 27, 28, 31, 36, … et c'est tout. Vous ne pouvez pas faire un motif à K=5 ou K=6 (essayez !).

📏 Distance de réutilisation

La plus proche distance de réutilisation d'une fréquence est :

$$\boxed{D = \sqrt{3K} \cdot R}$$

où D est la distance de réutilisation et R le rayon d'une cellule (cercle circonscrit à l'hexagone).

Le compromis essentiel : capacité ↔ qualité

K est le bouton de réglage du réseau. L'opérateur a deux objectifs opposés :

📈 Capacité élevée → veut K petit. Si vous avez 120 fréquences et K = 3, chaque cellule en utilise 40. Si K = 12, chaque cellule n'en utilise que 10. K=3 = 4× plus de capacité.

🛡 Qualité élevée → veut K grand. Si K = 3, les cellules co-canal sont à seulement √9·R = 3R l'une de l'autre → forte interférence mutuelle. Si K = 12, elles sont à √36·R = 6R → interférence très diluée.

Imaginez un quartier où chaque restaurant doit choisir sa musique d'ambiance dans un catalogue limité. Si on autorise 3 restos voisins à jouer la même playlist : la concurrence se brouille mutuellement (chacun entend la musique de l'autre par la fenêtre). Si on impose une distance de 12 restos avant de réutiliser une playlist : aucun conflit, mais on a très peu de choix par resto.

👉 En GSM, le compromis retenu est K = 12 : suffisamment grand pour respecter le seuil C/I = 9 dB en 90% des cas (cf. effet de masque), tout en gardant une capacité raisonnable. En CDMA, on peut descendre à K = 1 (toutes cellules sur la même fréquence) parce que c'est l'orthogonalité des codes qui sépare les utilisateurs, pas la fréquence — quasi-miracle !

Que représentent physiquement i et j ?

i et j ne sont pas des nombres abstraits — ce sont des nombres de pas sur la grille hexagonale, comme des coordonnées sur un échiquier. La recette pour passer d'une cellule à sa plus proche cellule co-canal (= une cellule qui utilise les mêmes fréquences) est exactement :

  1. Avancez de i hexagones dans une direction (par exemple plein est).
  2. Tournez de 60° dans le sens trigonométrique (contre les aiguilles d'une montre).
  3. Avancez de j hexagones dans cette nouvelle direction.

La cellule où vous arrivez est une cellule co-canal. Et la formule K = i² + ij + j² compte tout simplement combien de cellules tiennent dans le motif ainsi défini. Le simulateur ci-dessous montre cette construction étape par étape — manipulez i et j pour voir comment le chemin change.

🎮 Simulateur 1 : Construction géométrique de i et j

Choisissez i et j. Le simulateur dessine le chemin numéroté hexagone par hexagone, et marque la cellule co-canal d'arrivée.

i² + ij + j² 7
Décomposition 4 + 2 + 1
Co-canal en (q,r) (3, −1)
Origine (cellule de départ) Co-canal (arrivée) Chemin 1 — i pas dans la direction de référence Chemin 2 — j pas après rotation de 60° CCW

🎮 Simulateur 2 : Motif complet avec clusters colorés

Une fois la construction comprise, voici le réseau complet : chaque cluster de K cellules apparaît avec une couleur, et tous les hexagones de la même couleur sont co-canal.

K 7
D / R √21
D 4.58

💡 Pour localiser la cellule co-canal la plus proche :

  1. Se déplacer i hexagones dans une direction
  2. Tourner de 60° dans le sens trigonométrique (contre les aiguilles d'une montre)
  3. Se déplacer de j hexagones

📋 Exemples de motifs courants

K = 3i=1, j=1
K = 4i=2, j=0
K = 7i=2, j=1
K = 9i=3, j=0
K = 12 ★i=2, j=2 — GSM
K = 13i=3, j=1
K = 16i=4, j=0
K = 19i=3, j=2
K = 21i=4, j=1
K = 27i=3, j=3

Cliquez sur un motif pour le charger dans le simulateur. ★ = motif de référence GSM.

✅ Quiz motif

Q1. Pour i = 3 et j = 2, quelle est la valeur de K ?

Q2. Si K = 7 et R = 2 km, la distance de réutilisation D vaut :

Chapitre 7

Lien entre C/I et motif de réutilisation

Une interface radio est définie avec une certaine capacité à résister aux interférences :

$$\frac{C}{I(+N)} \geq \text{seuil} \quad \Rightarrow \quad \text{fonctionnement correct}$$

Ce que C/I mesure vraiment

C = puissance du signal utile (votre BTS qui vous parle). I = puissance des interféreurs co-canal (les BTS lointaines qui parlent à d'autres mobiles sur la même fréquence). N = bruit thermique (négligeable en zone urbaine).

Vous êtes dans un café et vous parlez à un ami. Sa voix = C. Les conversations des autres tables sur le même sujet = I. Le bruit du climatiseur = N. Si votre ami parle plus fort que toutes les autres tables réunies (C/I > 1 = 0 dB), vous le comprenez. Sinon, c'est la cacophonie.

Le seuil GSM = 9 dB signifie que la voix utile doit être au moins ~8× plus forte (10^0.9) que la somme des interférences pour démoduler correctement. Les codes correcteurs d'erreur permettent de descendre à ce seuil — sans eux il faudrait C/I > 15 dB.

Pourquoi est-ce indépendant de la puissance d'émission ?

Si toutes les BTS émettent à la même puissance P, alors quand vous augmentez P, votre signal C augmente mais l'interférence I augmente aussi proportionnellement (les interféreurs sont aussi des BTS qui ont monté leur puissance). Le rapport reste constant — vous ne gagnez rien en hurlant si tout le monde hurle aussi.

👉 La seule façon d'améliorer C/I est de modifier la géométrie : éloigner les co-canaux (augmenter K, donc D). C'est pour ça que K est appelé la "capacité intrinsèque" d'un système — ça ne dépend que de la technique radio, pas de votre budget en watts.

📝 Remarques importantes :

  • Indépendance de la puissance de transmission (si toutes les puissances sont égales)
  • Le motif est seulement fonction du seuil C/I → notion de capacité intrinsèque d'un système
  • Pour GSM, on considère un motif de référence à 12

🌫 Effet de masque (shadow fading)

Le C/I n'est pas fonction que de la distance mais dépend de l'effet de masque représenté par une loi log-normale (gaussienne en dB).

Pourquoi le C/I est-il aléatoire et pas déterministe ?

En théorie, à distance d fixée, le signal devrait avoir une puissance fixe. En pratique, jamais. Un mobile à 1 km de la BTS peut recevoir 30 dB de moins qu'un autre mobile au même endroit, juste parce qu'il y a un immeuble entre lui et l'antenne. C'est l'effet de masque (shadowing).

Imaginez chercher à entendre une cloche d'église dans une ville. À 500 m à vol d'oiseau, vous l'entendez parfaitement depuis une place ouverte… ou pas du tout depuis une ruelle entourée d'immeubles. La distance n'a pas changé, mais les obstacles entre vous et la source font une énorme différence.

Pourquoi log-normale ?

Le signal traverse plusieurs obstacles indépendants (un mur, puis un arbre, puis un autre mur…), chacun atténuant d'un facteur multiplicatif aléatoire. Le produit de N variables aléatoires positives ≈ exponentielle d'une somme → par théorème central limite, la somme tend vers une gaussienne → le produit tend vers une log-normale. C'est pour ça qu'en dB (espace logarithmique), la distribution est gaussienne.

👉 Conséquence : le réseau doit être dimensionné avec une marge statistique. On ne garantit pas "C/I > seuil partout", mais "C/I > seuil dans 90% des cas". D'où la courbe P(C/I < x) qui détermine le K minimum pour respecter une qualité de service.

🎮 Simulateur : P(C/I < x) selon la taille du motif N

Modifiez le seuil C/I et la taille du motif pour voir la probabilité d'interférence.

💡 La figure montre qu'il faut que N ≥ 9 pour avoir une probabilité d'avoir C/I < 10 dB ≤ 10%.

Avec N = 12, dans 90% des cas, le C/I sera supérieur à 12 dB.

🌆 Planification non régulière

En réalité, la taille des cellules dépend du trafic à écouler :

👉 Détermination des zones d'interférence et utilisation de la théorie des graphes.

Chapitre 8

Gestion d'itinérance : Paging & Location Updating

Pour appeler un abonné mobile, il existe deux principes opposés :

📢 Paging

Émettre les appels sur toutes les cellules du système. Coûteux en signalisation.

📍 Location updating

Connaître à tout moment la localisation du mobile grâce à une procédure de mise à jour de localisation. Possible grâce à une voie balise.

👉 Combinaison des deux méthodes : on définit une zone de localisation (location area).

📌 Zone de localisation (Location Area)

Une zone de localisation est un ensemble de cellules à l'intérieur duquel un mobile peut se déplacer sans se signaler au réseau. Lorsque le mobile entre dans une nouvelle zone de localisation, il le signale au réseau.

📋 Règles de gestion des bases de données (HLR ↔ VLR ↔ LA)

  • Un VLR peut gérer plusieurs zones de localisation.
  • En revanche, une zone de localisation ne peut pas comprendre des cellules dépendant de VLR différents (granularité minimale = VLR).
  • Seul le VLR mémorise la zone de localisation courante de l'ensemble des mobiles qu'il gère.
  • Le HLR mémorise l'identité du VLR courant de chaque abonné et non pas sa zone de localisation (granularité plus grossière côté HLR).

🔄 Déroulement d'une mise à jour de localisation

Nécessité d'un canal en émission périodique avec identification de la zone de localisation : voie balise (ou beacon channel, Broadcast Control Channel).

1

Écoute

Le mobile écoute une voie balise

2

Lecture

Lecture de la zone de localisation

3

Comparaison

Comparaison avec la zone précédente mémorisée

4

Différence ?

Si différente : envoi message de mise à jour → mise à jour VLR/HLR

⚠️ Conséquences de la gestion de l'itinérance

  • Augmentation considérable de la signalisation dans le réseau fixe
  • Bases de données à intégrer dans le réseau

👉 Signalisation sémaphore CCITT n°7 et réseaux intelligents

Chapitre 9

Gestion des abonnés : HLR & VLR

Pourquoi deux bases de données et pas une seule ?

Un opérateur GSM peut avoir 20 millions d'abonnés. Si à chaque appel ou déplacement, il fallait interroger une seule base centrale, celle-ci serait un goulot d'étranglement énorme (et un point de défaillance unique).

Imaginez une banque nationale avec une agence centrale unique à Paris où sont stockés tous les comptes. Chaque retrait dans n'importe quelle ville devrait téléphoner à Paris pour vérifier le solde. Insoutenable. La solution réelle ? Chaque agence locale garde une copie des comptes de ses clients fréquents — c'est plus rapide, et l'agence centrale n'est consultée que pour les opérations inhabituelles (transferts, ouverture de compte, etc.).

HLR/VLR fait exactement ça :

  • HLR = la banque centrale. Une par opérateur. Connaît tous les abonnés du réseau (profil, options, droits). Mais ne sait pas où ils sont précisément — juste quel VLR les héberge actuellement.
  • VLR = l'agence locale. Une par MSC (≈ quelques centaines de cellules). Stocke une copie des abonnés présents dans sa zone, plus leur zone de localisation précise.

Le VLR est explicitement décrit comme un cache du HLR — exactement comme votre navigateur cache les pages web pour éviter de tout retélécharger.

Le partage du travail

Quand vous changez de ville et entrez dans une nouvelle zone gérée par un autre MSC/VLR : le nouveau VLR récupère votre profil depuis le HLR, le HLR met à jour "VLR_courant" pour vous, et l'ancien VLR efface votre fiche. C'est rapide, parallélisable, et le HLR n'est consulté qu'à chaque changement de VLR — pas à chaque cellule, pas à chaque appel local.

🏠 HLR — Home Location Register

Enregistreur de localisation nominale

Contenu :

  • Profil de l'abonné : identité, services souscrits, restrictions...
  • Localisation grossière : numéro de VLR où se trouve l'abonné

🚶 VLR — Visitor Location Register

Enregistreur de localisation d'accueil

Contenu :

  • Liste des abonnés gérés par le VLR
  • Profil de chaque abonné géré par le VLR : identité, services, restrictions...
    👉 Image d'une partie du HLR (principe de mémoire cache)
  • Zone de localisation de chaque abonné géré par le VLR : numéro de la zone

🎮 Visualisation : Architecture HLR + VLR + MSC

Cliquez sur chaque entité pour voir son rôle.

👆 Cliquez sur un élément pour voir sa description.

🆔 Adressage / Numérotation

Pourquoi 4 numéros différents ? Un seul ne suffirait pas ?

Chaque numéro joue un rôle distinct et ne peut pas être remplacé par un autre. Une analogie vous fait tout comprendre :

Imaginez une star de cinéma sous protection rapprochée dans un grand hôtel international :

  • MSISDN = son nom public (ex : "Brad Pitt"). C'est par lui qu'on l'appelle quand on veut le contacter. Tout le monde peut le connaître. Format : numéro de téléphone international, ex. +216 25 123 456.
  • IMSI = son numéro de sécurité sociale. Identité interne unique au réseau, jamais divulguée en public. Format : 15 chiffres (MCC + MNC + MSIN), stocké dans la SIM.
  • TMSI = son nom de code ("Monsieur X") utilisé sur la voie radio. Il change régulièrement, même son nom de code de la veille n'est plus valide aujourd'hui. Empêche un attaquant de pister "le même mobile" en écoutant l'air.
  • MSRN = son numéro de chambre d'hôtel actuelle (suite 3204 ce soir, suite 1850 demain). Attribué à la volée au moment où on doit acheminer un appel vers lui, parce qu'il dépend d'où il est en ce moment.

Le ballet des conversions lors d'un appel entrant

Alice (poste fixe) compose le MSISDN de Brad → arrive au GMSC. Le GMSC demande au HLR "où est ce MSISDN ?" → le HLR retourne l'IMSI de Brad et lui demande son MSRN via son VMSC. Le VMSC alloue un MSRN, le retourne. L'appel est acheminé par le MSRN jusqu'au VMSC, qui fait du paging sur la voie radio avec le TMSI de Brad (pour ne pas le pister). Brad répond, conversion TMSI → IMSI au VLR, et l'appel est établi.

👉 Chaque numéro vit à un niveau différent du réseau : MSISDN au niveau monde, IMSI au niveau opérateur, MSRN au niveau commutateurs, TMSI au niveau radio. Vouloir tout faire avec un seul numéro casserait soit la sécurité, soit l'efficacité du routage.

MSISDN

Mobile Station ISDN Number

Numéro d'annuaire par lequel on appelle l'abonné mobile.

IMSI

International Mobile Subscriber Identity

Identité utilisée par le réseau pour désigner l'abonné.

TMSI

Temporary Mobile Subscriber Identity

Identité temporaire allouée au mobile pour éviter le clonage et le pistage : sécurisation des communications.

MSRN

Mobile Station Roaming Number

Numéro attribué lors de l'établissement d'appel. Permet l'acheminement par les commutateurs (MSC et GMSC).

✅ Quiz HLR/VLR

Q1. Le HLR mémorise :

Q2. Quel identifiant est utilisé pour appeler un mobile depuis l'extérieur ?

Q3. À quoi sert le TMSI ?

Chapitre 10

Handover (transfert intercellulaire)

Pourquoi le handover est-il un problème difficile ?

Vous parlez au téléphone en voiture. Vous quittez la zone de la BTS A et entrez dans celle de la BTS B. Question piège : qui décide du basculement, et quand ? Trop tôt → vous perdez le signal de A alors que B n'est pas encore assez fort. Trop tard → vous tombez dans une "zone morte" où ni A ni B ne vous capte bien.

Imaginez un relais de natation entre deux nageurs. Pour passer le témoin sans le faire tomber dans l'eau, il faut que les deux nageurs soient côte à côte pendant un instant. Si le premier sort trop tôt ou si le second arrive trop tard, c'est la catastrophe.

Et pire : sans précaution, le mobile pourrait basculer entre A et B 50 fois en 30 secondes si vous êtes à la frontière exacte des deux cellules et que les signaux fluctuent. C'est l'effet ping-pong, désastreux pour le réseau.

La solution GSM : hystérésis

On ne bascule pas dès que B = A. On exige que B soit nettement plus fort que A pendant plusieurs secondes (typiquement 6 à 8 dB de plus, soit 4× la puissance). C'est l'hystérésis (HOM = Hand-Over Margin). Une fois sur B, on ne reviendra sur A que si A devient à son tour 6 dB plus fort que B. Cette zone "morte" entre les deux seuils empêche les oscillations.

⚙️ Principes généraux

🎮 Simulateur : Hard Handover vs Soft Handover

Déplacez le mobile et observez la différence entre les deux types de handover.

Hard vs Soft : pourquoi cette différence ?

Tout vient de la technologie d'accès. En GSM (FDMA/TDMA), chaque cellule utilise des fréquences différentes (motif K = 12). Votre mobile ne peut écouter qu'une fréquence à la fois. Donc pour basculer de A vers B, il doit littéralement changer de fréquence — il "déconnecte" A puis "reconnecte" B. Pendant cette commutation, blackout de 100-300 ms. C'est break-before-make.

C'est comme changer de chaîne TV avec une vieille télé : pendant que vous appuyez sur la télécommande, l'écran devient noir un instant avant d'afficher la nouvelle chaîne. Bref, mais inévitable.

En CDMA (UMTS), toutes les cellules utilisent la même fréquence (K = 1). Votre mobile peut écouter A et B en même temps, juste avec deux codes de séparation différents. Il combine leurs signaux ("rake receiver") pour avoir une meilleure qualité. C'est make-before-break.

Comme une conférence à plusieurs voix où plusieurs personnes lisent le même texte en chœur. Vous entendez plusieurs sources qui disent la même chose — même si l'une devient inaudible (mobile s'éloigne), les autres prennent le relais sans interruption.

Le prix à payer pour la continuité

Soft handover = plus de qualité mais plus de ressources consommées : le mobile occupe simultanément des canaux dans 2-3 cellules. Si tout le monde est en handover, le réseau d'accès est surchargé. C'est pour ça que le soft handover n'est pas activé pour le mode paquet (où une coupure de 100 ms est de toute façon retransmise) : trop cher pour ce qu'il apporte.

🔴 Hard Handover

Break-before-make

  • ✅ Simplicité et faibles ressources consommées dans le réseau
  • ⚠️ Micro-coupure de la communication (quelques centaines de ms)
  • ⚠️ Mobile pas toujours connecté à la meilleure cellule (hystérésis pour éviter un effet ping-pong)

Utilisé en : GSM

🟢 Soft Handover

Make-before-break

  • Continuité de la communication
  • ✅ Confort d'utilisation pour les communications vocales
  • ✅ Absence de perte d'information pour transmissions de données en mode circuit
  • ⚠️ Non utilisé dans le mode paquet (cf. IS-95 HDR)
  • 📡 Le mobile est connecté à plusieurs stations de base simultanément
  • ⚠️ Consommation de ressources dans le réseau d'accès

Utilisé en : UMTS / CDMA

✅ Quiz Handover

Q1. Le hard handover provoque :

Q2. Pourquoi le soft handover offre-t-il une meilleure continuité ?

Chapitre 11

Système GSM

📜 Situation initiale

Grand nombre de standards incompatibles : AMPS, R2000, NMT, TACS, C-NETZ. Service limité aux territoires nationaux, pas d'économie d'échelle pour les constructeurs.

🎯 Objectifs de GSM

  • Téléphonie mobile (voix + données) compatible RTC sur tout le territoire européen
  • Efficacité → transmission numérique
  • Souplesse : zones rurales et urbaines
  • Protection : confidentialité usagers, sécurité opérateurs

📡 Interface radio GSM

Bandes principales 880-915 MHz / 925-960 MHz
1710-1785 MHz / 1805-1880 MHz
Largeur 2 × 35 MHz (900)
2 × 75 MHz (1800)
Découpage FDMA/TDMA + duplexage FDD
Porteuses espacées de 200 kHz
8 intervalles de temps
Seuil C/I 9 dB
Puissances mobile 2 W à 900 MHz
1 W à 1800 MHz
Débit brut 271 kbit/s
Techniques radio Codage correcteur d'erreur, contrôle de puissance, saut de fréquence...

🛎 Services GSM

✨ Nouveautés de GSM

💳 Carte SIM

Subscriber Identity Module — matérialise l'abonnement et est indépendante du terminal.

👉 On peut changer de réseau (en restant dans un réseau qui utilise la même bande de fréquence) sans changer de terminal.

🔒 Sécurisation (imparfaite) du réseau

  • Intrusion difficile dans le réseau
  • Chiffrement des communications
Chapitre 12

Architecture GSM

Rôle d'un réseau de radiotéléphonie : permettre des communications entre abonnés mobiles et abonnés du RTC, caractérisées par un accès très spécifique : la liaison radio.

🏗 Trois sous-ensembles

BSS

Base Station Sub-system

Sous-système radio

  • Transmission radioélectrique
  • Gestion de la ressource radio

NSS

Network Sub-System

Sous-système d'acheminement (réseau fixe)

  • Établissement des appels
  • Mobilité

OSS

Operation Sub-System

Sous-système d'exploitation et de maintenance

  • Admission sur réseau

🎮 Diagramme interactif : Architecture GSM complète

Cliquez sur chaque composant pour découvrir son rôle.

👆 Cliquez sur un composant pour voir sa description.

📦 Composants principaux

MS — Mobile Station

Terminal muni d'une carte SIM

BTS — Base Transceiver Station

  • Ensemble d'émetteurs-récepteurs gérant la transmission radio
  • Possibilité de sectoriser : 3 cellules par site
  • Modulation, démodulation, égalisation, codage, correcteur d'erreur
  • Gère la couche physique : multiplexage TDMA, saut de fréquence, chiffrement
  • Réalisation de mesures radio (envoyées au BSC)
  • Capacité maximale d'une BTS : 16 porteuses, ~100 communications simultanées

BSC — Base Station Controller

  • Commutateur gérant la ressource radio (allocation canal, décision handover)
  • Organe "intelligent" du BSS
  • Commande l'allocation des canaux
  • Utilise les mesures de la BTS pour contrôler les puissances d'émission
  • Décision de handover

MSC/VLR — Mobile-Services Switching Centre + Visitor Location Register

  • Commutateur téléphonique associé à une base de données
  • Gère les communications sur une zone (~ quelques centaines de cellules)
  • Vérifie le profil, exécute le handover inter-MSC
  • Peut posséder une fonction passerelle : GMSC

GMSC — Gateway MSC

  • Activé au début de chaque appel d'un abonné fixe vers un mobile
  • Fonction différente de MSC pure (passerelle vers le RTC)
  • En réalité, intégré aux MSC pour minimiser l'impact sur le RTC

HLR — Home Location Register

  • Base de données du profil et de la localisation grossière (couplée à AuC)
  • Mémorise IMSI, MSISDN, profil d'abonnement
  • Mémorise le numéro de VLR où le mobile est enregistré

EIR — Equipment Identity Register

Base de données des terminaux (liste noire ou blanche).

Chapitre 13

Trame TDMA : Multi-trame, trame, burst

En GSM, chaque porteuse de 200 kHz est divisée en 8 intervalles de temps (time slots) qui forment une trame TDMA.

Pourquoi découper le temps en slots ?

Une porteuse de 200 kHz permettrait théoriquement de transmettre 1 communication continue. Mais une voix codée en GSM ne demande que ~13 kbit/s — il y a un énorme gaspillage de spectre si on dédie 200 kHz à une seule personne.

Pensez à un photocopieur partagé en open space. Si une seule personne l'occupe en permanence, c'est du gâchis. Mais si on dit "chacun a son créneau de 30 secondes" et qu'on tourne entre 8 personnes, le photocopieur fonctionne tout le temps et tout le monde finit son travail à peine plus lentement.

En TDMA, c'est pareil : on découpe la porteuse en 8 slots temporels. Chaque utilisateur a "son" slot toutes les 4,615 ms (durée d'une trame). Pendant ce slot (577 µs), il a la totalité de la bande passante de la porteuse. Résultat : 8 communications partagent une seule porteuse — la capacité est multipliée par 8 sans avoir besoin de plus de spectre.

Pourquoi 8 slots et pas 4 ou 16 ?

C'est un compromis. Trop de slots → chaque slot devient trop court → le mobile passe trop de temps à se synchroniser. Trop peu → moins de capacité. 8 = optimum trouvé empiriquement avec les contraintes techniques de 1985 (puissance de calcul, gigue de l'horloge mobile, codage de la voix à 13 kbit/s qui rentre dans 577 µs avec le bon ratio).

Pourquoi un intervalle de garde ?

Les mobiles sont à des distances variables de la BTS — leur signal n'arrive pas exactement au même instant. Si deux mobiles dans deux slots consécutifs émettent exactement à leur slot, leurs signaux pourraient se télescoper à la BTS. Le guard time (8,25 bits = 30 µs) au bout de chaque burst, c'est juste une marge de sécurité — comme l'espace entre les voitures sur l'autoroute. La BTS dit aussi au mobile "tu es loin, anticipe ton émission de tant" — c'est le timing advance.

🎮 Visualiseur : Structure TDMA hiérarchique

📏 Caractéristiques chiffrées

Multi-trame 51 trames TDMA
≈ 235,38 ms ≈ ¼ s
Trame TDMA 8 slots / Time Slots
Slot 156,25 bits
577 µs
Burst 144 bits + 3 + 3
+ 8,25 bits (30,46 µs garde)

Pour réaliser la voie balise sur une cellule, on distingue :

  • Une porteuse (carrier) spécifique (ex. f₁)
  • Le canal physique qu'elle supporte sur le slot 0
Chapitre 14

BSS : Canaux logiques

Les canaux logiques sont organisés en 4 classes :

ClasseSous-classeSensFonction
BCH
Broadcast Channel
Unidirectionnel en diffusion
FCCH — Frequency Correction ChannelDLCalage sur fréquence porteuse
SCH — Synchronisation ChannelDLSynchronisation + identification
BCCH — Broadcast Control ChannelDLInformation système
CCCH
Common Control Channel
Bidirectionnel, accès partagé
PCH — Paging ChannelDLAppel du mobile
RACH — Random Access ChannelULAccès aléatoire du mobile
AGCH — Access Grant ChannelDLAllocation de ressource
CBCH — Cell Broadcast ChannelDLMessages courts diffusés
DCCH
Dedicated Control Channel
SDCCH — Stand-Alone DedicatedDL + ULSignalisation
SACCH — Slow AssociatedDL + ULSupervision de la liaison
FACCH — Fast AssociatedDL + ULExécution de handover
TCH
Traffic Channel
TCH — Coded Speech (plein/demi débit)DL + ULVoix
TCH — Data (9.6 / 4.8 / < 2.4 kbps)DL + ULDonnées utilisateur

DL = Downlink (descendante) — UL = Uplink (montante)

Pourquoi tant de canaux ? Une analogie postale

Imaginez une grande mairie qui doit communiquer avec ses citoyens. Elle a besoin de plusieurs types de communication :

  • BCH = tableau d'affichage municipal : "il est 9h, on diffuse en 950 MHz, voici les services disponibles". Diffusé en permanence à tous, pas besoin de demander. (FCCH = horloge, SCH = "je suis la mairie n°X", BCCH = annonces générales.)
  • CCCH = standard téléphonique public. Pour appeler quelqu'un (PCH), pour qu'un nouveau citoyen se présente (RACH), pour qu'on lui assigne un bureau (AGCH).
  • DCCH = ligne directe avec un agent dédié, une fois la prise de contact établie. Pour signer des papiers (SDCCH), pour rester en contact même pendant le rendez-vous (SACCH), pour gérer une urgence (FACCH, type handover).
  • TCH = la conversation elle-même. Le canal de voix ou de données utiles, qui n'existe que pendant une "vraie" communication.

Sans cette spécialisation, on aurait tous les types de messages mélangés sur le même canal — chaotique et inefficace. Chaque canal a son rôle, son sens (DL/UL) et son timing.

🎮 Simulateur : Quels canaux sont utilisés dans chaque scénario ?

Choisissez un scénario de la vie d'un mobile GSM, puis cliquez "Étape suivante" pour voir quels canaux entrent en jeu et dans quel ordre.

✅ Quiz canaux logiques

Q1. Quel canal sert au paging d'un mobile ?

Q2. Sur quel canal s'effectue le handover ?

Q3. Le RACH est dans quel sens ?

Chapitre 15

Établissement d'appel

🌐 Mise à jour de localisation (rappel)

🎮 Simulateur : Flux d'appel sortant et entrant

Étape par étape, observez les messages échangés entre les entités.

📤 Mise en œuvre de l'appel sortant

1. Identification du mobile par son TMSI
2. Vérification locale au MSC/VLR du profil (et récupération du MSISDN)
3. Traitement de l'appel comme un appel fixe-fixe (pas de problème de routage)

📥 Mise en œuvre de l'appel entrant

1. Transfert de l'appel vers le plus proche MSC de l'opérateur appelé : GMSC
2. Consultation du HLR pour connaître la localisation de l'abonné
3. Allocation d'un numéro MSRN dont les premiers chiffres sont liés à la localisation
4. ⚠️ Problème de l'effet trombone dans les appels internationaux
Chapitre 16

GPRS — General Packet Radio Service

GPRS ≈ IP sur voie radio

L'objectif du GPRS est d'apporter un service support de commutation de paquets sur l'interface radio ainsi qu'un accès à des réseaux de données externes (IP).

Commutation de circuits vs paquets — la grande différence

En GSM, quand vous appelez quelqu'un, le réseau réserve un canal dédié (un slot TDMA dans une porteuse spécifique) pour vous, de bout en bout, pendant toute la durée de l'appel. Même si vous restez 10 secondes silencieux, ce canal vous est réservé et personne d'autre ne peut l'utiliser.

C'est comme louer un taxi à la journée : la voiture est à vous, garée devant chez vous, même quand vous prenez une douche ou faites la sieste. Vous payez la durée totale, peu importe l'utilisation. Pour la voix où le débit est constant et la latence critique, ça marche très bien.

Mais pour des données (mail, web), c'est absurde : vous consultez une page web → 100 ko en 2 secondes, puis vous lisez pendant 2 minutes → rien. Avec le mode circuit, vous monopolisez le canal pendant ces 2 minutes pour ne rien transmettre. Et vous payez à la durée.

La commutation de paquets, c'est totalement différent :

C'est comme la poste. Vous écrivez une lettre (paquet), vous la mettez dans la boîte, elle est routée au destinataire en partageant les routes avec des milliers d'autres lettres. Quand vous n'envoyez rien, vous ne payez rien. La même infrastructure sert tout le monde dynamiquement.

En GPRS, les slots radio sont partagés à la demande entre plusieurs mobiles. Quand vous chargez une page : vos paquets arrivent en rafale, vous obtenez plusieurs slots simultanément (jusqu'à 8, soit 171,2 kbit/s). Quand vous lisez : 0 slot. Quand quelqu'un d'autre charge sa page : ses paquets prennent les slots disponibles. Le spectre est utilisé à 100% en moyenne, et la facturation est au volume (mégaoctets), pas à la durée.

Pourquoi le GSM seul ne suffisait pas ?

Le GSM "data mode circuit" plafonne à 9,6 kbit/s — incompatible avec le web naissant des années 2000. Pour atteindre des débits plus élevés sans changer le hardware radio, l'idée de GPRS est : "regroupons plusieurs slots TDMA en une session paquet". Si vous avez 4 slots simultanés sur un même mobile, votre débit est ×4. Avec les schémas de codage CS-1 à CS-4 qui peuvent monter à 21,4 kbps par slot, et 8 slots en théorie : ~170 kbps. EDGE a poussé encore plus loin avec une modulation 8PSK au lieu de GMSK.

📋 Généralités

🎯 Principes généraux

📡 Sur l'interface radio

Accès paquet sur la voie radio à un débit ≤ 171,2 kbit/s (au mieux). Adresse IP du terminal allouée dynamiquement.

🏗 Infrastructure

Reprise du BSS mais pas du NSS. Architecture en couches compatible avec IPv4 et IPv6.

⚠️ Attention : GPRS n'est pas IP mobile car il définit un réseau particulier et des mécanismes propres au sein de ce réseau.

🛎 Services GPRS

Point-To-Point (PTP)

  • PTP-CONS : Connection Oriented Network Service
  • PTP-CLNS : ConnectionLess Network Service

Phase ultérieure : Point-To-Multipoint (PTM)

  • PTM-M : PTM Multicast
  • PTM-G : PTM Group

Autres

  • Accès anonyme
  • Service de messages courts
  • Qualité de service : priorité, fiabilité, délai, débit

🔧 Modifications apportées par GPRS

A) Réseau d'accès et accès radio

GPRS réutilise en grande partie le réseau d'accès GSM (mêmes infrastructures), mais l'allocation des ressources est faite différemment sur l'interface radio.

  • Partage des slots radio entre plusieurs mobiles pendant toute la durée d'une session GPRS → débits partagés
  • Modes d'allocation : statique, dynamique, dynamique étendue. Aujourd'hui : allocation dynamique via TBF (Temporary Block Flow)

🆕 Entité PCU (Packet Controller Unit)

🆕 BTS : Ajout d'un CCU (Channel Codec Unit)

Charge des opérations physiques : codage correcteur d'erreurs, modulation, avance en temps, contrôle de puissance...

📊 Schémas de codage CS

Le CCU met à disposition quatre schémas de codage :

SchémaDébit utileRobustesse
CS-19,05 kbps🟢🟢🟢🟢 Très robuste
CS-213,4 kbps🟢🟢🟢 Robuste
CS-315,6 kbps🟡🟡 Moyen
CS-421,4 kbps🔴 Faible (bonne couverture)

🌐 Modifications du Réseau de cœur

GPRS introduit deux nouvelles entités fonctionnelles dans le réseau cœur :

Pourquoi le NSS du GSM ne pouvait-il pas servir directement pour le paquet ?

Le MSC est un commutateur téléphonique. Il sait gérer des circuits : "réserve cette ligne pendant X minutes pour cet appel". Il ne sait pas router des paquets IP avec des adresses, du TTL, du checksum etc. — c'est un langage complètement différent.

C'est comme si vous demandiez à un opérateur de standard téléphonique des années 60 (avec les fiches qu'on branche manuellement) de router votre email. Il ne comprend pas. Vous avez besoin d'un nouvel équipement spécialisé qui parle IP : c'est le rôle des SGSN et GGSN.

Le parallèle exact GSM ↔ GPRS

Les concepteurs de GPRS ont voulu réutiliser au maximum l'architecture GSM existante. Ils ont créé deux nouveaux équipements parallèles au monde circuit :

  • SGSNMSC : le commutateur qui sert votre zone. Il connaît votre identité, vous authentifie, suit vos déplacements, route vos paquets dans la bonne direction. C'est l'équivalent du MSC, version paquet.
  • GGSNGMSC : la passerelle vers le monde extérieur. GMSC vous connecte au réseau téléphonique fixe (RTC). GGSN vous connecte à Internet. Même rôle de "porte de sortie".

L'avantage de cette dualité : le GSM voix continue à fonctionner exactement comme avant, et le GPRS data coexiste sans le perturber. Quand vous êtes en appel (voix sur MSC) et que vous recevez un mail (data sur SGSN), les deux passent par la même BTS mais sont gérés par deux "cerveaux" différents en arrière.

Pourquoi une adresse IP privée 10.x.x.x ?

Internet n'a que ~4 milliards d'adresses IPv4. Donner une IP publique à chacun des milliards de mobiles = impossible. Solution : chaque opérateur attribue à ses mobiles une IP privée (depuis le bloc 10.0.0.0/8 réservé aux réseaux privés) → le GGSN fait du NAT (Network Address Translation) pour parler à Internet avec ses propres IPs publiques.

C'est comme un grand centre d'appels où chaque agent a un poste interne (4 chiffres), et un standard unique qui présente le numéro de l'entreprise quand il appelle vers l'extérieur. Tous les agents partagent l'identité externe.

SGSN

Serving GPRS Support Node

Routeur IP gérant les terminaux pour une zone

  • 👉 Équivalent du MSC dans l'architecture circuit
  • Équipement auprès duquel le mobile se rattache (procédure de GPRS attach)
  • Sécurité (authentification, chiffrement LLC)
  • Mise à jour de localisation
  • Renvoie une adresse IP au mobile (procédure d'activation de contexte PDP)
  • Fonction de routage des données vers le GGSN

GGSN

Gateway GPRS Support Node

Routeur IP s'interfaçant avec les autres réseaux

  • 👉 Équivalent du GMSC (mais on passe toujours par la passerelle)
  • Point de passage obligé pour aller vers Internet
  • Le plan d'adressage IP des mobiles est privé (10.x.x.x)
  • Mécanismes NAT (Network Address Translation) et PAT (Port Address Translation) pour atteindre Internet

🎮 Diagramme : Architecture physique GPRS

👆 Cliquez sur un élément pour voir sa description.

✅ Quiz GPRS

Q1. Le SGSN est l'équivalent fonctionnel du :

Q2. Quel schéma de codage offre le meilleur débit utile (mais moins robuste) ?

Q3. Pour accéder à Internet depuis un mobile GPRS avec IP privée 10.x.x.x, on a besoin de :

Q4. Que signifie TBF ?

🧮 Pratique

Outils de calcul interactifs

Cinq simulateurs interactifs pour résoudre rapidement les problèmes types des examens et des TDs. Chaque outil affiche les formules utilisées et les étapes de calcul.

📐 Formulaire essentiel

Motif & distance

$K = i^2 + ij + j^2$
$D = \sqrt{3K} \cdot R$
D : distance de réutilisation entre cellules co-canal

Nombre de porteuses

$N_{freq} = \frac{B_p}{\Delta_b} - 1$
Bp = bande totale (sens unique), Δb = 200 kHz en GSM. "−1" pour la bande de garde.

Porteuses par cellule

$N_{f/cell} = \frac{N_{freq}}{K}$
K = taille du motif. Plus K diminue, plus la capacité augmente (mais la qualité C/I baisse).

Surface d'une cellule hexagonale

$S_{cell} = \frac{3\sqrt{3}}{2} R^2$
R = rayon (cercle circonscrit à l'hexagone).

Erlang

$A_{user} = \lambda_{appels} \times \bar{t}_{appel}$
Ex : 1 appel / 2h × 3 min = 0,5 × 0,05 = 0,025 Erlang/abonné.

Efficacité spectrale

$BE_{Erl} = \frac{1}{N} \cdot \frac{1}{\Delta_b} \cdot k \cdot \lambda$
k = communications par porteuse (=7 en GSM), λ = trafic par porteuse en Erlang.

Capacité d'abonnés/km²

$C_{Sub} = \frac{1}{N} \cdot \frac{1}{\Delta_b} \cdot k \cdot \lambda \cdot \frac{1}{T} \cdot \frac{1}{\pi R^2}$
T = trafic moyen par abonné en Erlang.

C/I (path loss α)

$\frac{C}{I} = \frac{1}{6}\left(\frac{D-R}{R}\right)^\alpha = \frac{1}{6}\left[\sqrt{3N}-1\right]^\alpha$
6 = nombre de co-canaux les plus proches. α = exposant d'atténuation (typique : 4).

🎮 Outil 1 — Trafic Erlang par abonné

Calcule le trafic A_user à partir de la fréquence d'appels et de la durée moyenne d'un appel.

🎮 Outil 2 — Plan de fréquences GSM

Calcule le nombre de porteuses dans une bande, la division entre opérateurs, le nombre de porteuses par cellule.

🎮 Outil 3 — Capacité TDMA d'une cellule

Calcule le nombre maximum de communications simultanées dans une cellule en tenant compte des slots de signalisation réservés.

🎮 Outil 4 — Dimensionnement d'un réseau GSM

À partir d'une zone géographique et d'un rayon de cellule, calcule le nombre de cellules nécessaires, le nombre de réutilisations du motif et le nombre total de canaux de trafic. Reproduit l'exercice 3 de l'examen 2025.

🎮 Outil 5 — C/I à partir de la géométrie hexagonale

Calcule le rapport C/I en prenant en compte les 6 cellules co-canal les plus proches, avec un modèle d'atténuation en d^(−α).

📘 Travaux Dirigés

TD N°2 — Concept cellulaire & réseau GSM

Source : material/tds/TD2_RMob.pdf — 6 exercices avec corrigés détaillés. Cliquez sur "Voir la correction" pour dévoiler la solution étape par étape.

Ex 1

Effet de N sur le trafic écoulé

Question : Les réseaux cellulaires sont en général basés sur des motifs à 9, 12 ou plus cellules par motif. Expliquer comment le nombre de cellules par motif peut agir sur le trafic écoulé dans un réseau cellulaire.

📝 Correction

Soit $N_{freq}$ le nombre total de fréquences allouées à un opérateur, et K la taille du motif. Le nombre de fréquences par cellule est :

$$N_{f/cell} = \frac{N_{freq}}{K}$$
  • Plus K augmente → $N_{f/cell}$ diminue → trafic écoulé décroît → capacité réduite
  • Plus K diminue → $N_{f/cell}$ augmente → trafic augmente → capacité augmente

Cependant, la distance de réutilisation $D = \sqrt{3K} R$ joue dans l'autre sens :

  • Si K diminue → D diminue → fréquences réutilisées plus proches → niveau d'interférence co-canal augmente → qualité dégradée.

Compromis Capacité ↔ Qualité. C'est la raison pour laquelle K=12 a été retenu comme motif de référence en GSM.

Ex 2

Capacité de GSM

  1. Étant donné que le nombre de porteuses est de 124 en GSM et que le nombre de communications simultanées par porteuse est de 7, calculer la capacité minimale de GSM, en termes de communications simultanées totales.
  2. Si on considère un motif à 4 :
    1. Calculer la distance de réutilisation de fréquence en fonction du rayon R de cellule
    2. Donner le nombre de porteuses par sous-bandes
    3. Déterminer la capacité instantanée de chaque cellule, en termes de communications simultanées
    4. Quelle sera la capacité du système si le motif est répété 10 fois ?

📝 Correction

1) Nombre total de communications simultanées (minimal) :

$$N_{com} = N_{com/port} \times N_{freq} = 7 \times 124 = \boxed{868 \text{ communications simultanées}}$$

2.a) Avec K = 4 :

$$D = \sqrt{3K} \cdot R = \sqrt{12} \cdot R = \boxed{2\sqrt{3} \cdot R \approx 3,46\,R}$$

2.b) Nombre de porteuses par sous-bande (= par cellule) :

$$N_{port/cell} = \frac{N_{freq}}{K} = \frac{124}{4} = \boxed{31 \text{ porteuses}}$$

2.c) Capacité instantanée par cellule = porteuses/cellule × communications/porteuse :

$$C_{cell} = 31 \times 7 = \boxed{217 \text{ communications}}$$

2.d) Si motif répété 10 fois (10 clusters × 4 cellules par cluster) :

$$N_{total} = C_{cell} \times K \times 10 = 217 \times 4 \times 10 = \boxed{8680 \text{ communications}}$$
Ex 3

Expression du rapport C/I (modèle géométrique)

R étant le rayon de cellule et D la distance de réutilisation.

  1. Donner l'expression de la puissance du signal utile reçu par un mobile situé en A (au bord de cellule).
  2. Donner l'expression de la puissance des signaux interférents (brouilleurs).
  3. En déduire l'expression du rapport C/I.
  4. Exprimer C/I en fonction de N (taille du motif). Interpréter le résultat.

📝 Correction

1) Pour un mobile au point A (distance R de sa BTS) :

$$C = P_r = P_e \cdot k \cdot \frac{\lambda^2}{R^\alpha} \cdot a_{Fading} \cdot a_{Shadowing}$$

où α est l'exposant d'atténuation (typiquement α = 4 en milieu urbain).

2) Le mobile A est à une distance ≈ (D − R) des 6 cellules co-canal les plus proches. Donc :

$$I = 6 \cdot P_e \cdot k \cdot \frac{\lambda^2}{(D-R)^\alpha} \cdot a_{Fading} \cdot a_{Shadowing}$$

3) Division terme à terme :

$$\frac{C}{I} = \frac{1}{6} \cdot \left(\frac{D-R}{R}\right)^\alpha$$

4) Avec $D = \sqrt{3N} \cdot R$ :

$$\boxed{\frac{C}{I} = \frac{1}{6}\left[\sqrt{3N} - 1\right]^\alpha}$$

🔍 Interprétation

  • Si N augmente → C/I augmente → signal utile mieux protégé → meilleure qualité
  • Si N diminue → C/I diminue → interférence plus importante → qualité dégradée

⇒ N détermine la capacité intrinsèque du système. Le seuil C/I = 9 dB en GSM impose N ≥ 12 dans la pratique.

Ex 4

Dimensionnement avec N=4 et bande 12.5 MHz

Soit un réseau GSM formé de cellules hexagonales de rayon R. La distance D de réutilisation des fréquences est liée à la taille du motif par $D/R = (3N)^{1/2}$, avec N le nombre de cellules dans le motif. On suppose que l'affaiblissement varie selon la distance selon $d^{-4}$.

  1. Si N=4, calculer le nombre de porteuses GSM qu'un opérateur disposant de 12.5 MHz peut en théorie attribuer à chaque cellule.
  2. Estimer le nombre maximal d'abonnés qu'il peut espérer accueillir dans une cellule sachant qu'un abonné moyen a un trafic de 0,03 E à l'heure.
  3. Le rayon R ne pouvant être inférieur à 350 m, combien d'abonnés cela représente-t-il dans une ville de forme approximative circulaire de rayon R_p = 6 km ? Commenter.

📝 Correction

1) Avec $B_p = 12,5$ MHz, $\Delta_b = 200$ kHz = 0,2 MHz et N=4 :

$$N_{port/cell} = \frac{B_p}{\Delta_b \cdot N} = \frac{12,5}{0,2 \times 4} = \boxed{15{,}6 \approx 15 \text{ porteuses/cellule}}$$

2) Avec k = 7 (communications par porteuse en GSM), T = 0,03 E (trafic par abonné) :

$$N_{ab} = \frac{1}{N} \cdot \frac{1}{\Delta_b} \cdot k \cdot \lambda \cdot \frac{1}{T}$$

où λ = k·T (trafic par porteuse) ⇒ $\lambda = k \cdot T$ donc $\lambda / T = k$.

$$N_{ab} = \frac{1}{N \cdot \Delta_b} \cdot k^2 = \frac{1}{4 \times 0,2} \cdot 49 \approx \boxed{61 \text{ abonnés/cellule}}$$

3) Si $R_{min} = 350$ m et la ville est un cercle de $R_p = 6$ km :

$$N_{cell} = \frac{\pi R_p^2}{\pi R_{min}^2} = \left(\frac{6000}{350}\right)^2 \approx \boxed{294 \text{ cellules}}$$ $$N_{ab,total} = N_{cell} \times N_{ab} = 294 \times 61 \approx \boxed{17\,900 \text{ abonnés}}$$

💡 Commentaire : Pour augmenter la capacité, il faut diminuer R (micro-cellules) en zone urbaine dense, et garder R grand (macro-cellules) en zone rurale.

Ex 5

Mobilité & gestion de la cellule

  1. Quel est le problème si le nombre de cellules par zone de localisation (LA) est très élevé ?
  2. Expliquez les deux processus de gestion de mobilité pour GSM : Localisation et recherche du mobile (paging).
  3. Quels sont les facteurs ayant l'impact sur la taille d'une cellule ?
  4. Pourquoi faut-il avoir une partie de recouvrement commun entre les cellules ?
  5. Un mobile peut-il capter la même fréquence venant de deux stations de base ?
  6. Comment un mobile choisit-il la station de base parmi les stations de bases candidates ?

📝 Correction

1) LA trop grande : trafic de signalisation (paging) augmente énormément → coûteux pour le réseau, énergivore pour la batterie du mobile.

2) Deux mécanismes complémentaires :

  • Paging : le réseau émet l'appel sur toutes les cellules de la LA — canal PCH (Paging Channel, DL).
  • Mise à jour de localisation : le mobile signale au réseau ses changements de LA — possible grâce à la voie balise BCCH (Broadcast Control Channel, DL).

3) Facteurs influant la taille de cellule :

  • Pico-cellules : R < 1 km — zone à très fort trafic (intérieur, centres-villes)
  • Micro-cellules : 1 < R < 3 km — zone péri-urbaine
  • Macro-cellules : 3 < R < 5 km — zone rurale

Petites cellules → visent la capacité. Grandes cellules → visent la couverture.

4) Recouvrement entre cellules : nécessaire pour assurer la continuité de la communication pendant le handover (le mobile doit toujours pouvoir basculer sur une cellule voisine).

5) Oui — c'est exactement le principe de la réutilisation de fréquence. Cela produit une interférence co-canal contrôlée par le motif de réutilisation.

6) Algorithme de choix de BS (handover/cell selection) :

  1. Le mobile mesure $P_r$ sur la BS courante et les BS voisines (1 à 6).
  2. Si $P_{r,\text{serveuse}} > P_{seuil}$ → bonne qualité, on reste.
  3. Sinon → on consulte la liste des voisines : $P_{r,v_i} > P_{seuil}$ ?
  4. Pour basculer, il faut aussi $P_{r,v_i} > P_{r,\text{serveuse}} + \text{HOM}$ (marge d'hystérésis, évite l'effet ping-pong).
Ex 6

Identité & authentification

  1. Comment le réseau peut-il authentifier un abonné dans GSM ?
  2. Pourquoi faut-il utiliser le TMSI à la place de l'IMSI pour l'identifiant de l'abonné ?
  3. Quelle est l'entité qui gère la correspondance entre le TMSI et l'IMSI ?
  4. La zone de localisation d'un mobile est-elle enregistrée au niveau de HLR ?
  5. Comment le réseau trouve-il un mobile pour signaler un appel entrant ?

📝 Correction

1) Authentification GSM : via les identifiants MSISDN / IMSI / TMSI. La carte SIM contient une clé Ki et un algorithme A3. L'AuC (Authentication Center, couplé au HLR) envoie un nombre aléatoire RAND ; la SIM calcule SRES = A3(Ki, RAND) et le renvoie. Le réseau compare avec sa propre valeur calculée.

2) Utilité du TMSI : Le TMSI est une identité temporaire attribuée au mobile pour éviter le clonage (pas d'IMSI en clair sur la voie radio) et le pistage (un attaquant qui observerait la voie radio ne pourrait pas suivre un même abonné).

3) Correspondance TMSI ↔ IMSI : gérée par le VLR (Visitor Location Register), couplé au MSC.

4) La LA dans le HLR ? NON. Le HLR enregistre seulement la localisation grossière de l'abonné, c'est-à-dire le numéro du VLR courant où il se trouve. C'est le VLR qui mémorise la zone de localisation précise.

5) Acheminement d'un appel entrant :

1 Le poste appelant compose le MSISDN → GMSC du réseau de l'abonné.
2 GMSC interroge le HLR avec MSISDN.
3 HLR convertit en IMSI et interroge le VMSC/VLR courant.
4-5 VLR alloue un MSRN → renvoyé au HLR → renvoyé au GMSC.
6 GMSC achemine l'appel via MSRN vers le VMSC.
7 VMSC fait un paging via TMSI sur les cellules de la LA.
📑 Annales

Annales d'examens — INSAT RT3

Tous les sujets d'examens originaux (Mériem Afif, INSAT) ainsi qu'un corrigé détaillé pour les exercices clés. Cliquez sur "📄 Voir le PDF" pour accéder au sujet original.

🗂 Liste des annales disponibles

Examen 2012

Mai 2012 · INSAT RT3

SCH, numérotations GSM, LA & HLR

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Examen 2022

23/05/2022 · Durée 1h30 · Barème 6+5+9

Canaux logiques, itinérance, GSM-900 étendue, 2 opérateurs (Net1/Net2)

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Examen 2023

25/05/2023 · Durée 1h30 · Barème 4+5+4+7

TDMA pour 3 MSs, appel entrant (11 transactions), localisation, GSM-1800 motif K=9

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Examen 2024 — Principal

20/05/2024 · Durée 1h30 · Barème 5+6+9

SCH 51-multi-trame, SACCH, appel entrant, GSM-900 étendue Net1/Net2

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Examen 2024 — Contrôle

Session de contrôle

Synthèse des concepts cellulaires

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Examen 2025 ★ Dernier sujet

26/05/2025 · Durée 1h30 · Barème 5+8+7

FDD GSM, GPRS vs GSM, sécurité (IMSI/TMSI/IMEI), TDMA capacité, dimensionnement (191 km², R=1.2 km, K=7)

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📘 Corrigés (2023, 2022, 2012, 2013)

Corrigés détaillés rédigés par étudiants

Solutions step-by-step pour TDs Ex 1-6 et exams 2022-2023

📄 Voir le PDF

🔍 Corrigés détaillés — exercices types

Les exercices ci-dessous sont des classiques qui apparaissent quasi-systématiquement à l'examen.

🎯 Préparation à l'examen — Topics récurrents

  • Toujours : structure TDMA (51 multi-trames, 4.615 ms, 577 µs, 8 IT)
  • Très fréquent : appel entrant 11-transactions, mise à jour de localisation, MSISDN/IMSI/TMSI/MSRN
  • Fréquent : dimensionnement (surface → cellules → canaux), C/I avec K, Erlang par abonné
  • Récent : GPRS vs GSM, sécurité, GSM-900 étendue 174 porteuses
📖 Annexe

Glossaire complet

Tous les sigles utilisés dans le cours, triés alphabétiquement.

🎯 Évaluation

Examen final

20 questions couvrant l'ensemble du cours. Vos résultats seront affichés à la fin.