Réseaux Mobiles
Une plateforme interactive pour comprendre le CDMA, le concept cellulaire, l'architecture GSM et le GPRS. Chaque concept est illustré par des visualisations animées, des simulateurs et des quiz.
5 Modules
De l'accès multiple aux réseaux 2.5G en passant par l'architecture GSM complète.
10+ Simulateurs
Encodeur CDMA, visualiseur de motifs hexagonaux, simulateur de handover, flux d'appels…
Quiz par section
Testez votre compréhension à la fin de chaque chapitre avec un feedback immédiat.
Formules détaillées
Toutes les équations avec démonstrations et exemples numériques manipulables.
💡 Comment utiliser cette plateforme
- Naviguez via la barre latérale pour passer d'un concept à l'autre.
- Manipulez les simulateurs : changez les paramètres et observez l'effet.
- Validez votre apprentissage avec les quiz à la fin de chaque section.
- Consultez le glossaire pour tous les sigles GSM/GPRS.
CDMA — Code Division Multiple Access
Le CDMA est une technique d'accès multiple où tous les utilisateurs partagent la même bande de fréquence en même temps, mais chaque utilisateur est identifié par une séquence de code unique (chips).
Imaginez une grande salle bondée…
Vous êtes dans un cocktail où 100 conversations en français ont lieu en même temps. Impossible de suivre la vôtre — c'est du bruit. C'est exactement ce qui se passe quand plusieurs utilisateurs émettent simultanément sur la même fréquence : leurs signaux se superposent et brouillent tout.
Maintenant, imaginez que chaque conversation se passe dans une langue différente : français, japonais, arabe, swahili, hongrois… Vous ne comprenez que le français — donc votre cerveau filtre automatiquement les autres langues comme du bruit de fond. Vous ne percevez que votre conversation, malgré les 99 autres qui parlent en même temps !
Le CDMA fait exactement ça : chaque utilisateur reçoit une "langue" unique (sa séquence de chips). Tout le monde émet en même temps sur la même fréquence, mais le récepteur ne "comprend" que la séquence qui lui est destinée. Les autres ressemblent statistiquement à du bruit aléatoire.
Plus la "langue" est complexe (plus n est grand), plus elle est distinctive et résistante au brouillage — c'est ce qu'on appellera le gain d'étalement dans le chapitre 3.
🎯 Principe
Pour transmettre 1 bit, on émet une séquence de n chips spécifique à l'utilisateur. Le bit "1" envoie la séquence telle quelle, le bit "0" envoie son inverse.
🔑 Caractéristiques
• Séquence propre à chaque utilisateur = multiplexage de codes
• Tous les utilisateurs transmettent sur la même fréquence
• Exemple : 1 bit → 1 séquence de 64 chips
📊 Étalement de spectre
Si b est le débit en bit/s (durée d'un bit = Tb), et le rythme chips est nb chips/s (durée d'un chip Tc = Tb/n), alors le spectre du signal est étalé sur une largeur de bande beaucoup plus grande (1/Tc) que celle du signal utilisateur (1/Tb).
Pourquoi appelle-t-on cela "étalement" ?
En traitement du signal, il y a une règle de conservation : plus un signal varie vite dans le temps, plus il occupe une large bande de fréquences. C'est l'incertitude temps-fréquence (similaire au principe de Heisenberg en physique).
Avant étalement, votre bit dure Tb (lent) → il occupe une bande étroite 1/Tb. Après étalement, vous transmettez n petits chips pendant le même Tb → chaque chip dure Tc = Tb/n (très rapide) → le signal occupe désormais une bande n fois plus large (1/Tc = n/Tb).
Pensez à un projecteur de cinéma : si vous focalisez toute la lumière sur un seul point, vous obtenez un point très brillant mais petit. Si vous étalez cette même lumière sur tout l'écran, chaque point est plus faible… mais l'image totale couvre une surface beaucoup plus grande. L'énergie totale est conservée, simplement répartie différemment.
👉 Le signal CDMA étalé a une densité spectrale de puissance très faible — il ressemble presque à du bruit. C'est précisément cette propriété qui rend le CDMA difficile à intercepter (origine militaire !) et résistant aux interférences.
✅ Quiz CDMA
Q1. Dans le CDMA, quelle est la conséquence du fait que tous les utilisateurs émettent sur la même fréquence ?
Q2. Si Tb = 64 µs et n = 64 chips, quelle est la durée d'un chip Tc ?
Utilisation des codes orthogonaux
Pour que plusieurs utilisateurs puissent émettre simultanément sans s'interférer, leurs séquences de chips doivent être orthogonales.
Propriété d'orthogonalité :
$$\forall i \neq j : S_i \cdot S_j = 0 \quad \text{et} \quad S_i \cdot S_i = n$$Que signifie "orthogonal" concrètement ?
En géométrie, deux vecteurs sont orthogonaux quand leur produit scalaire vaut 0 — autrement dit, ils ne partagent aucune composante dans une direction commune. Pour des séquences binaires de ±1, c'est pareil : si on les multiplie terme à terme et qu'on additionne, on tombe sur zéro. Les deux séquences sont complètement non-corrélées.
Imaginez quatre musiciens jouant ensemble : un sur les graves seulement, un sur les aigus seulement, un en rythme régulier, un en contre-temps. Leurs "fréquences" musicales sont si différentes qu'aucun ne masque les autres — un auditeur formé pourrait isoler chacun à l'oreille. Mathématiquement, leurs signatures sont orthogonales.
Quand le récepteur reçoit la somme des 4 signaux et la multiplie par la signature d'un seul utilisateur (puis fait la moyenne), tous les autres tombent à zéro par construction. Magie ? Non — c'est simplement parce que la "signature" cherchée résonne avec elle-même mais ignore les autres.
Pourquoi le produit scalaire fait-il "disparaître" les autres ?
Pour chaque chip d'une séquence orthogonale à la vôtre, il y a en moyenne autant de +1 que de −1 qui s'alignent — donc tout s'annule. Pour votre séquence multipliée par elle-même, chaque produit est toujours +1 (car (+1)² = (−1)² = 1) → la somme vaut n. C'est le maximum possible.
👉 Le décodage CDMA n'est rien d'autre qu'un test de corrélation : "à quel point ce signal reçu ressemble-t-il à ma séquence ?". Réponse : exactement n pour la bonne, 0 pour les autres.
🔍 Démonstration du décodage
Soit un utilisateur i, transmettant un bit binaire \(b_i(kT) \in \{+1, -1\}\) à l'aide de sa séquence chip \(S_i\).
À l'émission, pour l'ensemble des utilisateurs : $$s(kT) = \sum_j b_j(kT) \cdot S_j$$
À la réception de l'utilisateur i, on calcule \(S_i \cdot s(kT)\) :
Grâce à l'orthogonalité, seul le terme avec j=i subsiste, ce qui permet d'extraire le bit de l'utilisateur i (divisé par n).
✅ Quiz codes orthogonaux
Q1. Si S₁ et S₂ sont deux codes orthogonaux, alors S₁·S₂ vaut :
Q2. Au récepteur, pour décoder le bit de l'utilisateur i, on multiplie le signal reçu par :
Gain d'étalement
⚡ Raisonnement en puissance
• Puissance du signal reçu : C
• Puissance du bruit + interférences : I
🔋 Raisonnement en énergie
• Énergie d'un bit : Eb
• Densité spectrale de puissance : I₀
Le taux d'erreur bit dépend du rapport Eb/I₀. Grâce à l'étalement de spectre, on cumule l'énergie sur chaque chip composant le bit :
Or \(E_b = n \cdot E_c\) donc :
$$\boxed{\frac{E_b}{I_0} = n \cdot \frac{C}{I}}$$n est appelé gain d'étalement.
Pourquoi plus de chips = meilleure fiabilité (même C/I) ?
Le C/I qu'on mesure à l'antenne est brut — il regarde la puissance instantanée. Mais ce qui détermine si on lit correctement un bit, c'est l'énergie totale qu'on parvient à concentrer sur sa décision : c'est Eb/I₀, et c'est lui qui détermine le taux d'erreur.
Imaginez qu'on vous demande de répondre par OUI ou NON, mais on vous chuchote la question dans une salle bruyante. Si on vous la pose une seule fois, vous risquez de mal entendre. Si on la répète 64 fois, vous combinez toutes les versions, le bruit (qui change à chaque répétition) s'annule en moyenne, et le vrai message ressort clairement. Vous avez gagné en fiabilité sans monter le volume — juste en répétant.
L'étalement CDMA fait exactement ça à l'échelle du bit : un bit ne devient pas plus fort, il est distribué sur 64 chips. Le récepteur "vote" sur les 64 chips et la décision finale est statistiquement meilleure que celle prise sur un seul échantillon.
Le calcul en deux temps
1️⃣ On mesure C/I = −17 dB sur l'antenne. À première vue, c'est désastreux : le bruit est ~50× plus fort que le signal. Aucun récepteur conventionnel ne pourrait démoduler.
2️⃣ Avec n = 256 chips, le gain d'étalement vaut 10·log(256) ≈ 24 dB. Le récepteur effectue une corrélation sur ces 256 chips, ce qui concentre l'énergie du signal tout en moyennant le bruit.
3️⃣ Le résultat utile pour la décision : Eb/I₀ = −17 + 24 = +7 dB. Maintenant le signal est environ 5× plus fort que le bruit moyenné → démodulation possible avec ~10⁻³ d'erreur bit.
C'est comme un microscope pour signaux : le signal C/I à l'antenne est noyé dans le bruit, mais le récepteur "zoome" pendant n chips et révèle l'information. Plus on zoome (plus n est grand), plus on peut voir des signaux faibles — au prix d'une bande passante plus large et d'un débit utile plus faible (puisque transmettre 1 bit prend désormais 256 chips).
👉 C'est la véritable raison militaire du CDMA : on peut transmettre en dessous du niveau de bruit (Low Probability of Intercept). Un ennemi qui ne connaît pas le code voit du bruit. Vous, vous voyez le message.
🌟 Intérêt du CDMA
Combiné avec l'utilisation de codes correcteurs, le CDMA permet d'avoir un très faible C/I de fonctionnement.
👉 Les mêmes fréquences peuvent être utilisées sur toutes les cellules : planification simple !
Premier aperçu du facteur K (on y reviendra en détail au Chapitre 6)
On vient de dire "mêmes fréquences sur toutes les cellules" — mais qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Imaginez la carte d'un opérateur : des dizaines de milliers de cellules dans tout le pays. Chacune a besoin de fréquences pour parler à ses mobiles. Mais on n'a que ~25 MHz de spectre.
👉 La solution universelle : réutiliser la même fréquence dans plusieurs cellules, en s'arrangeant pour qu'elles soient suffisamment éloignées pour ne pas interférer.
K est le nombre de cellules qu'on attend avant de réutiliser la même fréquence. Plus K est grand, plus les cellules co-canal sont éloignées (= moins d'interférence, mais on a moins de fréquences disponibles par cellule).
🟢 GSM : K = 12
Chaque couleur = un groupe de fréquences. Il faut attendre 12 cellules avant de réutiliser la même couleur. Conservateur, sûr, mais coûteux en spectre.
🟣 CDMA : K = 1
Toutes les cellules utilisent la même fréquence ! Possible uniquement parce que les codes orthogonaux séparent les utilisateurs au sein de chaque cellule ET entre cellules. Capacité multipliée par 12 vs GSM.
C'est la vraie révolution du CDMA : là où GSM doit "changer de menu" entre quartiers voisins pour ne pas se brouiller, CDMA peut servir "le même menu partout" car chaque mobile parle sa propre langue. Pas besoin de planification fréquentielle — un déploiement énormément plus simple.
📖 Le chapitre 6 expliquera comment K se calcule (formule K = i² + ij + j²), pourquoi seulement certaines valeurs sont possibles (1, 3, 4, 7, 9, 12, 13, 19, …), et comment trouver la distance D entre cellules co-canal.
⚠️ Les trois problèmes du CDMA
1. Effet near-far : le voisin bruyant
Tous les mobiles d'une cellule émettent sur la même fréquence en même temps. Si l'un est très près de la BTS (la station de base / antenne — on y reviendra au chapitre 12) et un autre très loin, le proche arrive à la BTS 1000× plus fort que le lointain (l'atténuation va en 1/d⁴ environ).
Imaginez 20 personnes qui parlent en même temps dans une salle. L'orthogonalité des langues marche en théorie… mais si quelqu'un à 1 mètre de vous hurle, et qu'une autre personne au fond de la salle vous chuchote, vous n'entendrez que le hurleur. Sa voix domine tout — votre cerveau ne peut plus filtrer.
En CDMA, ce déséquilibre fait que les corrélations ne sont plus parfaitement nulles : l'utilisateur fort déborde mathématiquement sur le décodage des utilisateurs faibles. C'est l'effet near-far.
Solution : contrôle de puissance très fin et très rapide (1500 fois/seconde en UMTS !). La BTS dit en permanence "baisse, baisse, monte" à chaque mobile pour que tous arrivent au même niveau de puissance, qu'ils soient à 10 m ou à 5 km. Égalité de puissance = orthogonalité préservée.
2. Séquences pseudo-aléatoires sur la voie montante
Sur la voie descendante (BTS → mobiles), tout est facile : la BTS contrôle tout, elle peut envoyer des séquences parfaitement orthogonales (Walsh-Hadamard) à chaque mobile, synchronisées au chip près.
Sur la voie montante (mobiles → BTS), chaque mobile émet de sa propre horloge, à des distances différentes — donc les signaux arrivent à la BTS décalés dans le temps. Or, des codes Walsh ne sont orthogonaux que parfaitement alignés. Décalés, ils deviennent corrélés et se brouillent mutuellement.
C'est comme un canon musical (frère Jacques) : si tout le monde commence en même temps c'est une note unique, mais si chacun démarre à un instant différent, c'est un canon harmonieux… ou une cacophonie. Pour des codes binaires, le moindre décalage casse l'orthogonalité.
Solution : on utilise des séquences pseudo-aléatoires longues (PN — Pseudo-Noise). Ces séquences ont la propriété "magique" d'être presque orthogonales à elles-mêmes pour tout décalage non nul. Elles ressemblent au hasard mais sont déterministes (générées par registres à décalage). Conséquence : la corrélation reste faible même si les mobiles ne sont pas synchronisés au chip près.
3. Interférences entre canaux dans la même cellule
En GSM (FDMA/TDMA), deux utilisateurs de la même cellule sont sur des fréquences ou des slots différents → zéro interférence entre eux. Le problème d'interférence n'existe qu'avec les cellules voisines (d'où le motif K=12).
En CDMA, tous les utilisateurs de la même cellule sont sur la même fréquence en même temps. L'orthogonalité devrait les séparer parfaitement… mais en pratique elle n'est jamais parfaite : multipath (le signal arrive par plusieurs chemins), désalignement temporel, contrôle de puissance imparfait → il reste un résidu d'interférence intra-cellulaire.
Quatre musiciens dans la même pièce jouant différents instruments : en théorie distinguables, mais l'écho des murs, les vibrations du sol et l'imperfection de chaque instrument créent un "bruit ambiant" qui dégrade l'écoute. Plus il y a de musiciens, plus ce résidu monte.
Conséquence pratique : en CDMA, ajouter un utilisateur dégrade la qualité de tous les autres. Le système est dit à capacité douce (soft capacity) : il n'y a pas de limite dure de N utilisateurs, mais à mesure qu'on en ajoute, la qualité baisse pour tout le monde. À l'opposé du GSM où la limite est dure (8 slots, point).
Utilisation du CDMA : Système américain IS-95, UMTS (3G), CDMA 2000.
✅ Quiz Gain d'étalement
Q1. Si n = 128 et C/I = -10 dB, quel est Eb/I₀ ?
Q2. En CDMA, on peut utiliser le facteur de réutilisation K = ?
Duplexage et accès multiple : tableau comparatif
Combinaison des techniques d'accès multiple (FDMA, TDMA, CDMA) avec les techniques de duplexage (FDD, TDD).
| FDMA | (FDMA-)TDMA | (FDMA-)CDMA | (FDMA-)TDMA-CDMA | |
|---|---|---|---|---|
| FDD | AMPS, R2000, NMT | GSM | UTRA-FDD, CDMA 2000 | — |
| TDD | CT2-CAI | DECT | — | UTRA-TDD |
UTRA = Universal Terrestrial Radio Access (interface radio UMTS)
🔀 FDD (Frequency Division Duplex)
Voie montante et descendante sur deux fréquences différentes. Émission et réception simultanées.
⏱ TDD (Time Division Duplex)
Voie montante et descendante sur la même fréquence mais à des moments différents.
📡 Rappel des techniques d'accès multiple
📶 FDMA — Frequency Division Multiple Access
Chaque utilisateur a sa propre fréquence. Séparation par bandes. Utilisé en AMPS, R2000, NMT.
⏰ TDMA — Time Division Multiple Access
Plusieurs utilisateurs partagent la même fréquence mais à des instants différents (time slots). Utilisé en GSM (combiné à FDMA).
🔐 CDMA — Code Division Multiple Access
Tous les utilisateurs émettent sur la même fréquence en même temps, séparés par leurs codes orthogonaux. Utilisé en IS-95, UMTS.
Une seule analogie pour les comprendre toutes : la salle de classe
Quatre enseignants doivent donner cours à quatre groupes d'élèves en même temps, dans la même salle. Comment faire pour qu'aucun ne dérange les autres ?
- FDMA = 4 salles séparées par des murs. Chacun a son espace propre, mais on a besoin de 4 fois plus d'espace.
- TDMA = 1 salle, 4 horaires. Cours 1 de 8h à 9h, cours 2 de 9h à 10h, etc. Tout le monde est dans la même salle mais à des moments différents.
- CDMA = 1 salle, en même temps, mais chaque enseignant parle une langue différente. Les élèves de chaque groupe n'écoutent que leur langue, les autres ressemblent à du bruit.
Concept cellulaire
🏙️ Définition
Le territoire est divisé en "cellules", desservies chacune par une station de base. L'ensemble de ces cellules forme un seul réseau.
L'opérateur affecte une ou plusieurs fréquences à chaque station de base. Les mêmes canaux de fréquence sont réutilisés dans plusieurs cellules selon la capacité du système à résister aux interférences.
Pourquoi diviser en cellules ? Pourquoi pas un seul gros émetteur ?
Imaginons l'alternative : une seule grande antenne qui couvre toute une ville. Pour porter loin il faut une puissance énorme, et toute la bande disponible (par exemple 25 MHz = 124 porteuses) doit être partagée par tous les abonnés de la ville. Au-delà de quelques milliers d'utilisateurs : saturation immédiate.
Pensez à un seul restaurant géant qui sert toute la ville (cuisine immense, file d'attente kilométrique) vs plein de petits restaurants de quartier qui se répartissent la clientèle. Les petits gèrent mieux : moins de queue, service plus rapide, et surtout — ils peuvent réutiliser les mêmes recettes (mêmes fréquences) puisqu'ils sont à des endroits différents.
Le concept cellulaire est exactement ça : on découpe le territoire en petites zones, chacune avec sa propre BTS qui sert ~100 communications. Et surtout — on réutilise les mêmes fréquences dans des cellules suffisamment éloignées pour qu'elles ne se brouillent pas. Le spectre limité devient capacité illimitée.
Le trade-off fondamental
Petites cellules → plus de réutilisations → plus de capacité, mais plus d'interférence si on est trop serré. Grosses cellules → moins d'interférence mais peu de capacité par km². Tout l'art de l'opérateur est de doser cellule par cellule selon le trafic local : pico-cellules en centre-ville, macro-cellules en campagne.
📍 Couverture
Couverture d'une cellule isolée
• Dépend de la sensibilité (liée au rapport C/N tolérable)
• Dépend de la puissance d'émission
Couverture d'un réseau
• Dépend du seuil C/I
• Dépend de la distance de réutilisation (plus petite distance entre deux cellules de même fréquence)
📊 Avantages / Inconvénients
✅ Avantages
- Dessert de façon continue un très large territoire
- Permet d'utiliser des puissances d'émission moins importantes
- En diminuant la taille des cellules → réutiliser les fréquences à des emplacements plus proches → augmentation de la capacité
❌ Inconvénients
- Travail de planification fastidieux et délicat (fait par l'opérateur)
Motif de réutilisation
Définition : un motif cellulaire est l'ensemble des cellules dans lequel chaque fréquence de la bande est utilisée une fois et une seule fois.
📐 Modèle hexagonal
On peut montrer que les motifs optimaux sont de taille K tel que :
• \(i = 0\) : forme de losange
• \(i \neq 0\) : invariant par rotation de 120°
Pourquoi des hexagones et pas des carrés ou des cercles ?
Une antenne rayonne dans toutes les directions avec à peu près la même puissance → sa zone de couverture est un cercle. Mais des cercles posés côte à côte laissent des trous (zones sans couverture) ou se chevauchent énormément.
Il n'existe que trois polygones réguliers qui pavent le plan sans gap : le triangle, le carré et l'hexagone. Parmi eux, l'hexagone est celui qui ressemble le plus au cercle (compacité 0,907 vs 0,785 pour le carré). C'est donc la meilleure approximation d'un cercle qui pave le plan. D'où le modèle hexagonal — pratique pour les calculs, sans gap, et proche de la réalité physique.
Pourquoi K = i² + ij + j² et pas n'importe quel entier ?
Sur une grille hexagonale, vous ne pouvez pas marcher dans n'importe quelle direction : il y a 6 directions discrètes (les 6 voisins). Si vous voulez placer une cellule de même fréquence "ailleurs", vous devez vous déplacer de i pas dans une direction, puis tourner de 60° et faire j pas. Ce vecteur de déplacement définit le motif.
C'est exactement comme placer des pions sur un échiquier avec des règles de cavalier. Pas tous les "sauts" sont possibles. La formule K = i² + ij + j² compte combien de cases hexagonales tiennent dans le motif fondamental que vous avez défini par (i, j) — c'est purement géométrique, lié à la trigonométrie de l'hexagone (loi des cosinus avec angle 60°).
👉 Les valeurs possibles sont K = 1, 3, 4, 7, 9, 12, 13, 16, 19, 21, 27, 28, 31, 36, … et c'est tout. Vous ne pouvez pas faire un motif à K=5 ou K=6 (essayez !).
📏 Distance de réutilisation
La plus proche distance de réutilisation d'une fréquence est :
où D est la distance de réutilisation et R le rayon d'une cellule (cercle circonscrit à l'hexagone).
Le compromis essentiel : capacité ↔ qualité
K est le bouton de réglage du réseau. L'opérateur a deux objectifs opposés :
📈 Capacité élevée → veut K petit. Si vous avez 120 fréquences et K = 3, chaque cellule en utilise 40. Si K = 12, chaque cellule n'en utilise que 10. K=3 = 4× plus de capacité.
🛡 Qualité élevée → veut K grand. Si K = 3, les cellules co-canal sont à seulement √9·R = 3R l'une de l'autre → forte interférence mutuelle. Si K = 12, elles sont à √36·R = 6R → interférence très diluée.
Imaginez un quartier où chaque restaurant doit choisir sa musique d'ambiance dans un catalogue limité. Si on autorise 3 restos voisins à jouer la même playlist : la concurrence se brouille mutuellement (chacun entend la musique de l'autre par la fenêtre). Si on impose une distance de 12 restos avant de réutiliser une playlist : aucun conflit, mais on a très peu de choix par resto.
👉 En GSM, le compromis retenu est K = 12 : suffisamment grand pour respecter le seuil C/I = 9 dB en 90% des cas (cf. effet de masque), tout en gardant une capacité raisonnable. En CDMA, on peut descendre à K = 1 (toutes cellules sur la même fréquence) parce que c'est l'orthogonalité des codes qui sépare les utilisateurs, pas la fréquence — quasi-miracle !
Que représentent physiquement i et j ?
i et j ne sont pas des nombres abstraits — ce sont des nombres de pas sur la grille hexagonale, comme des coordonnées sur un échiquier. La recette pour passer d'une cellule à sa plus proche cellule co-canal (= une cellule qui utilise les mêmes fréquences) est exactement :
- Avancez de i hexagones dans une direction (par exemple plein est).
- Tournez de 60° dans le sens trigonométrique (contre les aiguilles d'une montre).
- Avancez de j hexagones dans cette nouvelle direction.
La cellule où vous arrivez est une cellule co-canal. Et la formule K = i² + ij + j² compte tout simplement combien de cellules tiennent dans le motif ainsi défini. Le simulateur ci-dessous montre cette construction étape par étape — manipulez i et j pour voir comment le chemin change.
📋 Exemples de motifs courants
Cliquez sur un motif pour le charger dans le simulateur. ★ = motif de référence GSM.
✅ Quiz motif
Q1. Pour i = 3 et j = 2, quelle est la valeur de K ?
Q2. Si K = 7 et R = 2 km, la distance de réutilisation D vaut :
Lien entre C/I et motif de réutilisation
Une interface radio est définie avec une certaine capacité à résister aux interférences :
Ce que C/I mesure vraiment
C = puissance du signal utile (votre BTS qui vous parle). I = puissance des interféreurs co-canal (les BTS lointaines qui parlent à d'autres mobiles sur la même fréquence). N = bruit thermique (négligeable en zone urbaine).
Vous êtes dans un café et vous parlez à un ami. Sa voix = C. Les conversations des autres tables sur le même sujet = I. Le bruit du climatiseur = N. Si votre ami parle plus fort que toutes les autres tables réunies (C/I > 1 = 0 dB), vous le comprenez. Sinon, c'est la cacophonie.
Le seuil GSM = 9 dB signifie que la voix utile doit être au moins ~8× plus forte (10^0.9) que la somme des interférences pour démoduler correctement. Les codes correcteurs d'erreur permettent de descendre à ce seuil — sans eux il faudrait C/I > 15 dB.
Pourquoi est-ce indépendant de la puissance d'émission ?
Si toutes les BTS émettent à la même puissance P, alors quand vous augmentez P, votre signal C augmente mais l'interférence I augmente aussi proportionnellement (les interféreurs sont aussi des BTS qui ont monté leur puissance). Le rapport reste constant — vous ne gagnez rien en hurlant si tout le monde hurle aussi.
👉 La seule façon d'améliorer C/I est de modifier la géométrie : éloigner les co-canaux (augmenter K, donc D). C'est pour ça que K est appelé la "capacité intrinsèque" d'un système — ça ne dépend que de la technique radio, pas de votre budget en watts.
📝 Remarques importantes :
- Indépendance de la puissance de transmission (si toutes les puissances sont égales)
- Le motif est seulement fonction du seuil C/I → notion de capacité intrinsèque d'un système
- Pour GSM, on considère un motif de référence à 12
🌫 Effet de masque (shadow fading)
Le C/I n'est pas fonction que de la distance mais dépend de l'effet de masque représenté par une loi log-normale (gaussienne en dB).
Pourquoi le C/I est-il aléatoire et pas déterministe ?
En théorie, à distance d fixée, le signal devrait avoir une puissance fixe. En pratique, jamais. Un mobile à 1 km de la BTS peut recevoir 30 dB de moins qu'un autre mobile au même endroit, juste parce qu'il y a un immeuble entre lui et l'antenne. C'est l'effet de masque (shadowing).
Imaginez chercher à entendre une cloche d'église dans une ville. À 500 m à vol d'oiseau, vous l'entendez parfaitement depuis une place ouverte… ou pas du tout depuis une ruelle entourée d'immeubles. La distance n'a pas changé, mais les obstacles entre vous et la source font une énorme différence.
Pourquoi log-normale ?
Le signal traverse plusieurs obstacles indépendants (un mur, puis un arbre, puis un autre mur…), chacun atténuant d'un facteur multiplicatif aléatoire. Le produit de N variables aléatoires positives ≈ exponentielle d'une somme → par théorème central limite, la somme tend vers une gaussienne → le produit tend vers une log-normale. C'est pour ça qu'en dB (espace logarithmique), la distribution est gaussienne.
👉 Conséquence : le réseau doit être dimensionné avec une marge statistique. On ne garantit pas "C/I > seuil partout", mais "C/I > seuil dans 90% des cas". D'où la courbe P(C/I < x) qui détermine le K minimum pour respecter une qualité de service.
💡 La figure montre qu'il faut que N ≥ 9 pour avoir une probabilité d'avoir C/I < 10 dB ≤ 10%.
Avec N = 12, dans 90% des cas, le C/I sera supérieur à 12 dB.
🌆 Planification non régulière
En réalité, la taille des cellules dépend du trafic à écouler :
- Zones urbaines à très fort trafic → petites cellules
- Zones péri-urbaines → cellules moyennes
- Zones rurales (couverture) → grandes cellules
👉 Détermination des zones d'interférence et utilisation de la théorie des graphes.
Gestion d'itinérance : Paging & Location Updating
Pour appeler un abonné mobile, il existe deux principes opposés :
📢 Paging
Émettre les appels sur toutes les cellules du système. Coûteux en signalisation.
📍 Location updating
Connaître à tout moment la localisation du mobile grâce à une procédure de mise à jour de localisation. Possible grâce à une voie balise.
👉 Combinaison des deux méthodes : on définit une zone de localisation (location area).
📌 Zone de localisation (Location Area)
Une zone de localisation est un ensemble de cellules à l'intérieur duquel un mobile peut se déplacer sans se signaler au réseau. Lorsque le mobile entre dans une nouvelle zone de localisation, il le signale au réseau.
📋 Règles de gestion des bases de données (HLR ↔ VLR ↔ LA)
- Un VLR peut gérer plusieurs zones de localisation.
- En revanche, une zone de localisation ne peut pas comprendre des cellules dépendant de VLR différents (granularité minimale = VLR).
- Seul le VLR mémorise la zone de localisation courante de l'ensemble des mobiles qu'il gère.
- Le HLR mémorise l'identité du VLR courant de chaque abonné et non pas sa zone de localisation (granularité plus grossière côté HLR).
🔄 Déroulement d'une mise à jour de localisation
Nécessité d'un canal en émission périodique avec identification de la zone de localisation : voie balise (ou beacon channel, Broadcast Control Channel).
Écoute
Le mobile écoute une voie balise
Lecture
Lecture de la zone de localisation
Comparaison
Comparaison avec la zone précédente mémorisée
Différence ?
Si différente : envoi message de mise à jour → mise à jour VLR/HLR
⚠️ Conséquences de la gestion de l'itinérance
- Augmentation considérable de la signalisation dans le réseau fixe
- Bases de données à intégrer dans le réseau
👉 Signalisation sémaphore CCITT n°7 et réseaux intelligents
Gestion des abonnés : HLR & VLR
Pourquoi deux bases de données et pas une seule ?
Un opérateur GSM peut avoir 20 millions d'abonnés. Si à chaque appel ou déplacement, il fallait interroger une seule base centrale, celle-ci serait un goulot d'étranglement énorme (et un point de défaillance unique).
Imaginez une banque nationale avec une agence centrale unique à Paris où sont stockés tous les comptes. Chaque retrait dans n'importe quelle ville devrait téléphoner à Paris pour vérifier le solde. Insoutenable. La solution réelle ? Chaque agence locale garde une copie des comptes de ses clients fréquents — c'est plus rapide, et l'agence centrale n'est consultée que pour les opérations inhabituelles (transferts, ouverture de compte, etc.).
HLR/VLR fait exactement ça :
- HLR = la banque centrale. Une par opérateur. Connaît tous les abonnés du réseau (profil, options, droits). Mais ne sait pas où ils sont précisément — juste quel VLR les héberge actuellement.
- VLR = l'agence locale. Une par MSC (≈ quelques centaines de cellules). Stocke une copie des abonnés présents dans sa zone, plus leur zone de localisation précise.
Le VLR est explicitement décrit comme un cache du HLR — exactement comme votre navigateur cache les pages web pour éviter de tout retélécharger.
Le partage du travail
Quand vous changez de ville et entrez dans une nouvelle zone gérée par un autre MSC/VLR : le nouveau VLR récupère votre profil depuis le HLR, le HLR met à jour "VLR_courant" pour vous, et l'ancien VLR efface votre fiche. C'est rapide, parallélisable, et le HLR n'est consulté qu'à chaque changement de VLR — pas à chaque cellule, pas à chaque appel local.
🏠 HLR — Home Location Register
Enregistreur de localisation nominale
Contenu :
- Profil de l'abonné : identité, services souscrits, restrictions...
- Localisation grossière : numéro de VLR où se trouve l'abonné
🚶 VLR — Visitor Location Register
Enregistreur de localisation d'accueil
Contenu :
- Liste des abonnés gérés par le VLR
- Profil de chaque abonné géré par le VLR : identité, services, restrictions...
👉 Image d'une partie du HLR (principe de mémoire cache) - Zone de localisation de chaque abonné géré par le VLR : numéro de la zone
🆔 Adressage / Numérotation
Pourquoi 4 numéros différents ? Un seul ne suffirait pas ?
Chaque numéro joue un rôle distinct et ne peut pas être remplacé par un autre. Une analogie vous fait tout comprendre :
Imaginez une star de cinéma sous protection rapprochée dans un grand hôtel international :
- MSISDN = son nom public (ex : "Brad Pitt"). C'est par lui qu'on l'appelle quand on veut le contacter. Tout le monde peut le connaître. Format : numéro de téléphone international, ex. +216 25 123 456.
- IMSI = son numéro de sécurité sociale. Identité interne unique au réseau, jamais divulguée en public. Format : 15 chiffres (MCC + MNC + MSIN), stocké dans la SIM.
- TMSI = son nom de code ("Monsieur X") utilisé sur la voie radio. Il change régulièrement, même son nom de code de la veille n'est plus valide aujourd'hui. Empêche un attaquant de pister "le même mobile" en écoutant l'air.
- MSRN = son numéro de chambre d'hôtel actuelle (suite 3204 ce soir, suite 1850 demain). Attribué à la volée au moment où on doit acheminer un appel vers lui, parce qu'il dépend d'où il est en ce moment.
Le ballet des conversions lors d'un appel entrant
Alice (poste fixe) compose le MSISDN de Brad → arrive au GMSC. Le GMSC demande au HLR "où est ce MSISDN ?" → le HLR retourne l'IMSI de Brad et lui demande son MSRN via son VMSC. Le VMSC alloue un MSRN, le retourne. L'appel est acheminé par le MSRN jusqu'au VMSC, qui fait du paging sur la voie radio avec le TMSI de Brad (pour ne pas le pister). Brad répond, conversion TMSI → IMSI au VLR, et l'appel est établi.
👉 Chaque numéro vit à un niveau différent du réseau : MSISDN au niveau monde, IMSI au niveau opérateur, MSRN au niveau commutateurs, TMSI au niveau radio. Vouloir tout faire avec un seul numéro casserait soit la sécurité, soit l'efficacité du routage.
MSISDN
Mobile Station ISDN Number
Numéro d'annuaire par lequel on appelle l'abonné mobile.
IMSI
International Mobile Subscriber Identity
Identité utilisée par le réseau pour désigner l'abonné.
TMSI
Temporary Mobile Subscriber Identity
Identité temporaire allouée au mobile pour éviter le clonage et le pistage : sécurisation des communications.
MSRN
Mobile Station Roaming Number
Numéro attribué lors de l'établissement d'appel. Permet l'acheminement par les commutateurs (MSC et GMSC).
✅ Quiz HLR/VLR
Q1. Le HLR mémorise :
Q2. Quel identifiant est utilisé pour appeler un mobile depuis l'extérieur ?
Q3. À quoi sert le TMSI ?
Handover (transfert intercellulaire)
Pourquoi le handover est-il un problème difficile ?
Vous parlez au téléphone en voiture. Vous quittez la zone de la BTS A et entrez dans celle de la BTS B. Question piège : qui décide du basculement, et quand ? Trop tôt → vous perdez le signal de A alors que B n'est pas encore assez fort. Trop tard → vous tombez dans une "zone morte" où ni A ni B ne vous capte bien.
Imaginez un relais de natation entre deux nageurs. Pour passer le témoin sans le faire tomber dans l'eau, il faut que les deux nageurs soient côte à côte pendant un instant. Si le premier sort trop tôt ou si le second arrive trop tard, c'est la catastrophe.
Et pire : sans précaution, le mobile pourrait basculer entre A et B 50 fois en 30 secondes si vous êtes à la frontière exacte des deux cellules et que les signaux fluctuent. C'est l'effet ping-pong, désastreux pour le réseau.
La solution GSM : hystérésis
On ne bascule pas dès que B = A. On exige que B soit nettement plus fort que A pendant plusieurs secondes (typiquement 6 à 8 dB de plus, soit 4× la puissance). C'est l'hystérésis (HOM = Hand-Over Margin). Une fois sur B, on ne reviendra sur A que si A devient à son tour 6 dB plus fort que B. Cette zone "morte" entre les deux seuils empêche les oscillations.
⚙️ Principes généraux
- Mesures par le mobile sur la station de base courante et les stations voisines : niveau de puissance, d'interférences, etc.
- Transmission régulière ou sur critère des mesures vers l'infrastructure
- Mesures par l'infrastructure
- Dès nécessité de faire un handover :
- Réservation des ressources par le réseau
- Envoi de la commande de handover
Hard vs Soft : pourquoi cette différence ?
Tout vient de la technologie d'accès. En GSM (FDMA/TDMA), chaque cellule utilise des fréquences différentes (motif K = 12). Votre mobile ne peut écouter qu'une fréquence à la fois. Donc pour basculer de A vers B, il doit littéralement changer de fréquence — il "déconnecte" A puis "reconnecte" B. Pendant cette commutation, blackout de 100-300 ms. C'est break-before-make.
C'est comme changer de chaîne TV avec une vieille télé : pendant que vous appuyez sur la télécommande, l'écran devient noir un instant avant d'afficher la nouvelle chaîne. Bref, mais inévitable.
En CDMA (UMTS), toutes les cellules utilisent la même fréquence (K = 1). Votre mobile peut écouter A et B en même temps, juste avec deux codes de séparation différents. Il combine leurs signaux ("rake receiver") pour avoir une meilleure qualité. C'est make-before-break.
Comme une conférence à plusieurs voix où plusieurs personnes lisent le même texte en chœur. Vous entendez plusieurs sources qui disent la même chose — même si l'une devient inaudible (mobile s'éloigne), les autres prennent le relais sans interruption.
Le prix à payer pour la continuité
Soft handover = plus de qualité mais plus de ressources consommées : le mobile occupe simultanément des canaux dans 2-3 cellules. Si tout le monde est en handover, le réseau d'accès est surchargé. C'est pour ça que le soft handover n'est pas activé pour le mode paquet (où une coupure de 100 ms est de toute façon retransmise) : trop cher pour ce qu'il apporte.
🔴 Hard Handover
Break-before-make
- ✅ Simplicité et faibles ressources consommées dans le réseau
- ⚠️ Micro-coupure de la communication (quelques centaines de ms)
- ⚠️ Mobile pas toujours connecté à la meilleure cellule (hystérésis pour éviter un effet ping-pong)
Utilisé en : GSM
🟢 Soft Handover
Make-before-break
- ✅ Continuité de la communication
- ✅ Confort d'utilisation pour les communications vocales
- ✅ Absence de perte d'information pour transmissions de données en mode circuit
- ⚠️ Non utilisé dans le mode paquet (cf. IS-95 HDR)
- 📡 Le mobile est connecté à plusieurs stations de base simultanément
- ⚠️ Consommation de ressources dans le réseau d'accès
Utilisé en : UMTS / CDMA
✅ Quiz Handover
Q1. Le hard handover provoque :
Q2. Pourquoi le soft handover offre-t-il une meilleure continuité ?
Système GSM
📜 Situation initiale
Grand nombre de standards incompatibles : AMPS, R2000, NMT, TACS, C-NETZ. Service limité aux territoires nationaux, pas d'économie d'échelle pour les constructeurs.
🎯 Objectifs de GSM
- Téléphonie mobile (voix + données) compatible RTC sur tout le territoire européen
- Efficacité → transmission numérique
- Souplesse : zones rurales et urbaines
- Protection : confidentialité usagers, sécurité opérateurs
📡 Interface radio GSM
1710-1785 MHz / 1805-1880 MHz
2 × 75 MHz (1800)
8 intervalles de temps
1 W à 1800 MHz
🛎 Services GSM
- Services de téléphonie compatibles RNIS (renvoi d'appel, double appel...)
- Appel d'urgence
- Transmission de données à au plus 14,4 kbit/s (en général 9,6 kbit/s)
- Service de messages courts (SMS, 160 caractères)
- GPRS : General Packet Radio Service — débit jusqu'à 40 kbit/s
- EDGE : Enhanced Data rate for the Global Evolution — jusqu'à une centaine de kbit/s
✨ Nouveautés de GSM
💳 Carte SIM
Subscriber Identity Module — matérialise l'abonnement et est indépendante du terminal.
👉 On peut changer de réseau (en restant dans un réseau qui utilise la même bande de fréquence) sans changer de terminal.
🔒 Sécurisation (imparfaite) du réseau
- Intrusion difficile dans le réseau
- Chiffrement des communications
Architecture GSM
Rôle d'un réseau de radiotéléphonie : permettre des communications entre abonnés mobiles et abonnés du RTC, caractérisées par un accès très spécifique : la liaison radio.
🏗 Trois sous-ensembles
BSS
Base Station Sub-system
Sous-système radio
- Transmission radioélectrique
- Gestion de la ressource radio
NSS
Network Sub-System
Sous-système d'acheminement (réseau fixe)
- Établissement des appels
- Mobilité
OSS
Operation Sub-System
Sous-système d'exploitation et de maintenance
- Admission sur réseau
📦 Composants principaux
MS — Mobile Station
Terminal muni d'une carte SIM
BTS — Base Transceiver Station
- Ensemble d'émetteurs-récepteurs gérant la transmission radio
- Possibilité de sectoriser : 3 cellules par site
- Modulation, démodulation, égalisation, codage, correcteur d'erreur
- Gère la couche physique : multiplexage TDMA, saut de fréquence, chiffrement
- Réalisation de mesures radio (envoyées au BSC)
- Capacité maximale d'une BTS : 16 porteuses, ~100 communications simultanées
BSC — Base Station Controller
- Commutateur gérant la ressource radio (allocation canal, décision handover)
- Organe "intelligent" du BSS
- Commande l'allocation des canaux
- Utilise les mesures de la BTS pour contrôler les puissances d'émission
- Décision de handover
MSC/VLR — Mobile-Services Switching Centre + Visitor Location Register
- Commutateur téléphonique associé à une base de données
- Gère les communications sur une zone (~ quelques centaines de cellules)
- Vérifie le profil, exécute le handover inter-MSC
- Peut posséder une fonction passerelle : GMSC
GMSC — Gateway MSC
- Activé au début de chaque appel d'un abonné fixe vers un mobile
- Fonction différente de MSC pure (passerelle vers le RTC)
- En réalité, intégré aux MSC pour minimiser l'impact sur le RTC
HLR — Home Location Register
- Base de données du profil et de la localisation grossière (couplée à AuC)
- Mémorise IMSI, MSISDN, profil d'abonnement
- Mémorise le numéro de VLR où le mobile est enregistré
EIR — Equipment Identity Register
Base de données des terminaux (liste noire ou blanche).
Trame TDMA : Multi-trame, trame, burst
En GSM, chaque porteuse de 200 kHz est divisée en 8 intervalles de temps (time slots) qui forment une trame TDMA.
Pourquoi découper le temps en slots ?
Une porteuse de 200 kHz permettrait théoriquement de transmettre 1 communication continue. Mais une voix codée en GSM ne demande que ~13 kbit/s — il y a un énorme gaspillage de spectre si on dédie 200 kHz à une seule personne.
Pensez à un photocopieur partagé en open space. Si une seule personne l'occupe en permanence, c'est du gâchis. Mais si on dit "chacun a son créneau de 30 secondes" et qu'on tourne entre 8 personnes, le photocopieur fonctionne tout le temps et tout le monde finit son travail à peine plus lentement.
En TDMA, c'est pareil : on découpe la porteuse en 8 slots temporels. Chaque utilisateur a "son" slot toutes les 4,615 ms (durée d'une trame). Pendant ce slot (577 µs), il a la totalité de la bande passante de la porteuse. Résultat : 8 communications partagent une seule porteuse — la capacité est multipliée par 8 sans avoir besoin de plus de spectre.
Pourquoi 8 slots et pas 4 ou 16 ?
C'est un compromis. Trop de slots → chaque slot devient trop court → le mobile passe trop de temps à se synchroniser. Trop peu → moins de capacité. 8 = optimum trouvé empiriquement avec les contraintes techniques de 1985 (puissance de calcul, gigue de l'horloge mobile, codage de la voix à 13 kbit/s qui rentre dans 577 µs avec le bon ratio).
Pourquoi un intervalle de garde ?
Les mobiles sont à des distances variables de la BTS — leur signal n'arrive pas exactement au même instant. Si deux mobiles dans deux slots consécutifs émettent exactement à leur slot, leurs signaux pourraient se télescoper à la BTS. Le guard time (8,25 bits = 30 µs) au bout de chaque burst, c'est juste une marge de sécurité — comme l'espace entre les voitures sur l'autoroute. La BTS dit aussi au mobile "tu es loin, anticipe ton émission de tant" — c'est le timing advance.
📏 Caractéristiques chiffrées
≈ 235,38 ms ≈ ¼ s
577 µs
+ 8,25 bits (30,46 µs garde)
Pour réaliser la voie balise sur une cellule, on distingue :
- Une porteuse (carrier) spécifique (ex. f₁)
- Le canal physique qu'elle supporte sur le slot 0
BSS : Canaux logiques
Les canaux logiques sont organisés en 4 classes :
| Classe | Sous-classe | Sens | Fonction |
|---|---|---|---|
| BCH Broadcast Channel Unidirectionnel en diffusion |
FCCH — Frequency Correction Channel | DL | Calage sur fréquence porteuse |
| SCH — Synchronisation Channel | DL | Synchronisation + identification | |
| BCCH — Broadcast Control Channel | DL | Information système | |
| CCCH Common Control Channel Bidirectionnel, accès partagé |
PCH — Paging Channel | DL | Appel du mobile |
| RACH — Random Access Channel | UL | Accès aléatoire du mobile | |
| AGCH — Access Grant Channel | DL | Allocation de ressource | |
| CBCH — Cell Broadcast Channel | DL | Messages courts diffusés | |
| DCCH Dedicated Control Channel |
SDCCH — Stand-Alone Dedicated | DL + UL | Signalisation |
| SACCH — Slow Associated | DL + UL | Supervision de la liaison | |
| FACCH — Fast Associated | DL + UL | Exécution de handover | |
| TCH Traffic Channel |
TCH — Coded Speech (plein/demi débit) | DL + UL | Voix |
| TCH — Data (9.6 / 4.8 / < 2.4 kbps) | DL + UL | Données utilisateur |
DL = Downlink (descendante) — UL = Uplink (montante)
Pourquoi tant de canaux ? Une analogie postale
Imaginez une grande mairie qui doit communiquer avec ses citoyens. Elle a besoin de plusieurs types de communication :
- BCH = tableau d'affichage municipal : "il est 9h, on diffuse en 950 MHz, voici les services disponibles". Diffusé en permanence à tous, pas besoin de demander. (FCCH = horloge, SCH = "je suis la mairie n°X", BCCH = annonces générales.)
- CCCH = standard téléphonique public. Pour appeler quelqu'un (PCH), pour qu'un nouveau citoyen se présente (RACH), pour qu'on lui assigne un bureau (AGCH).
- DCCH = ligne directe avec un agent dédié, une fois la prise de contact établie. Pour signer des papiers (SDCCH), pour rester en contact même pendant le rendez-vous (SACCH), pour gérer une urgence (FACCH, type handover).
- TCH = la conversation elle-même. Le canal de voix ou de données utiles, qui n'existe que pendant une "vraie" communication.
Sans cette spécialisation, on aurait tous les types de messages mélangés sur le même canal — chaotique et inefficace. Chaque canal a son rôle, son sens (DL/UL) et son timing.
✅ Quiz canaux logiques
Q1. Quel canal sert au paging d'un mobile ?
Q2. Sur quel canal s'effectue le handover ?
Q3. Le RACH est dans quel sens ?
Établissement d'appel
🌐 Mise à jour de localisation (rappel)
- Aucune signalisation si le mobile change de cellule mais reste dans la même zone de localisation
- Mise à jour locale au MSC/VLR si le mobile passe d'une zone à une autre gérée par le même MSC/VLR
- Signalisation à travers le réseau cœur en cas de changement de MSC/VLR
- Allocation éventuelle d'un TMSI
📤 Mise en œuvre de l'appel sortant
📥 Mise en œuvre de l'appel entrant
GPRS — General Packet Radio Service
GPRS ≈ IP sur voie radio
L'objectif du GPRS est d'apporter un service support de commutation de paquets sur l'interface radio ainsi qu'un accès à des réseaux de données externes (IP).
Commutation de circuits vs paquets — la grande différence
En GSM, quand vous appelez quelqu'un, le réseau réserve un canal dédié (un slot TDMA dans une porteuse spécifique) pour vous, de bout en bout, pendant toute la durée de l'appel. Même si vous restez 10 secondes silencieux, ce canal vous est réservé et personne d'autre ne peut l'utiliser.
C'est comme louer un taxi à la journée : la voiture est à vous, garée devant chez vous, même quand vous prenez une douche ou faites la sieste. Vous payez la durée totale, peu importe l'utilisation. Pour la voix où le débit est constant et la latence critique, ça marche très bien.
Mais pour des données (mail, web), c'est absurde : vous consultez une page web → 100 ko en 2 secondes, puis vous lisez pendant 2 minutes → rien. Avec le mode circuit, vous monopolisez le canal pendant ces 2 minutes pour ne rien transmettre. Et vous payez à la durée.
La commutation de paquets, c'est totalement différent :
C'est comme la poste. Vous écrivez une lettre (paquet), vous la mettez dans la boîte, elle est routée au destinataire en partageant les routes avec des milliers d'autres lettres. Quand vous n'envoyez rien, vous ne payez rien. La même infrastructure sert tout le monde dynamiquement.
En GPRS, les slots radio sont partagés à la demande entre plusieurs mobiles. Quand vous chargez une page : vos paquets arrivent en rafale, vous obtenez plusieurs slots simultanément (jusqu'à 8, soit 171,2 kbit/s). Quand vous lisez : 0 slot. Quand quelqu'un d'autre charge sa page : ses paquets prennent les slots disponibles. Le spectre est utilisé à 100% en moyenne, et la facturation est au volume (mégaoctets), pas à la durée.
Pourquoi le GSM seul ne suffisait pas ?
Le GSM "data mode circuit" plafonne à 9,6 kbit/s — incompatible avec le web naissant des années 2000. Pour atteindre des débits plus élevés sans changer le hardware radio, l'idée de GPRS est : "regroupons plusieurs slots TDMA en une session paquet". Si vous avez 4 slots simultanés sur un même mobile, votre débit est ×4. Avec les schémas de codage CS-1 à CS-4 qui peuvent monter à 21,4 kbps par slot, et 8 slots en théorie : ~170 kbps. EDGE a poussé encore plus loin avec une modulation 8PSK au lieu de GMSK.
📋 Généralités
- Forte utilisation des messages courts mais limitation à 160 caractères sans compression
- Faible utilisation de la transmission de données en mode circuit :
- Débits limités, débit réel ≤ 7 kbit/s
- Facturation (élevée) à la durée
- Trafic sporadique pour les applications de données (consultation de bases, interactifs...)
- Besoin de débits instantanés importants mais débits moyens modérés
- Protocole réseau le plus répandu : IP
🎯 Principes généraux
📡 Sur l'interface radio
Accès paquet sur la voie radio à un débit ≤ 171,2 kbit/s (au mieux). Adresse IP du terminal allouée dynamiquement.
🏗 Infrastructure
Reprise du BSS mais pas du NSS. Architecture en couches compatible avec IPv4 et IPv6.
⚠️ Attention : GPRS n'est pas IP mobile car il définit un réseau particulier et des mécanismes propres au sein de ce réseau.
🛎 Services GPRS
Point-To-Point (PTP)
- PTP-CONS : Connection Oriented Network Service
- PTP-CLNS : ConnectionLess Network Service
Phase ultérieure : Point-To-Multipoint (PTM)
- PTM-M : PTM Multicast
- PTM-G : PTM Group
Autres
- Accès anonyme
- Service de messages courts
- Qualité de service : priorité, fiabilité, délai, débit
🔧 Modifications apportées par GPRS
A) Réseau d'accès et accès radio
GPRS réutilise en grande partie le réseau d'accès GSM (mêmes infrastructures), mais l'allocation des ressources est faite différemment sur l'interface radio.
- Partage des slots radio entre plusieurs mobiles pendant toute la durée d'une session GPRS → débits partagés
- Modes d'allocation : statique, dynamique, dynamique étendue. Aujourd'hui : allocation dynamique via TBF (Temporary Block Flow)
🆕 Entité PCU (Packet Controller Unit)
- Charge du partage des ressources sur l'interface radio (ouverture/fermeture de TBF)
- Fragmente et rassemble les informations à transmettre sur la radio
- Fiabilise l'envoi de données via mécanismes ARQ (acquittements positifs par bitmap + retransmission sélective)
- Peut être placée à plusieurs niveaux dans le réseau (BTS, BSC, SGSN)
🆕 BTS : Ajout d'un CCU (Channel Codec Unit)
Charge des opérations physiques : codage correcteur d'erreurs, modulation, avance en temps, contrôle de puissance...
📊 Schémas de codage CS
Le CCU met à disposition quatre schémas de codage :
| Schéma | Débit utile | Robustesse |
|---|---|---|
| CS-1 | 9,05 kbps | 🟢🟢🟢🟢 Très robuste |
| CS-2 | 13,4 kbps | 🟢🟢🟢 Robuste |
| CS-3 | 15,6 kbps | 🟡🟡 Moyen |
| CS-4 | 21,4 kbps | 🔴 Faible (bonne couverture) |
🌐 Modifications du Réseau de cœur
GPRS introduit deux nouvelles entités fonctionnelles dans le réseau cœur :
Pourquoi le NSS du GSM ne pouvait-il pas servir directement pour le paquet ?
Le MSC est un commutateur téléphonique. Il sait gérer des circuits : "réserve cette ligne pendant X minutes pour cet appel". Il ne sait pas router des paquets IP avec des adresses, du TTL, du checksum etc. — c'est un langage complètement différent.
C'est comme si vous demandiez à un opérateur de standard téléphonique des années 60 (avec les fiches qu'on branche manuellement) de router votre email. Il ne comprend pas. Vous avez besoin d'un nouvel équipement spécialisé qui parle IP : c'est le rôle des SGSN et GGSN.
Le parallèle exact GSM ↔ GPRS
Les concepteurs de GPRS ont voulu réutiliser au maximum l'architecture GSM existante. Ils ont créé deux nouveaux équipements parallèles au monde circuit :
- SGSN ↔ MSC : le commutateur qui sert votre zone. Il connaît votre identité, vous authentifie, suit vos déplacements, route vos paquets dans la bonne direction. C'est l'équivalent du MSC, version paquet.
- GGSN ↔ GMSC : la passerelle vers le monde extérieur. GMSC vous connecte au réseau téléphonique fixe (RTC). GGSN vous connecte à Internet. Même rôle de "porte de sortie".
L'avantage de cette dualité : le GSM voix continue à fonctionner exactement comme avant, et le GPRS data coexiste sans le perturber. Quand vous êtes en appel (voix sur MSC) et que vous recevez un mail (data sur SGSN), les deux passent par la même BTS mais sont gérés par deux "cerveaux" différents en arrière.
Pourquoi une adresse IP privée 10.x.x.x ?
Internet n'a que ~4 milliards d'adresses IPv4. Donner une IP publique à chacun des milliards de mobiles = impossible. Solution : chaque opérateur attribue à ses mobiles une IP privée (depuis le bloc 10.0.0.0/8 réservé aux réseaux privés) → le GGSN fait du NAT (Network Address Translation) pour parler à Internet avec ses propres IPs publiques.
C'est comme un grand centre d'appels où chaque agent a un poste interne (4 chiffres), et un standard unique qui présente le numéro de l'entreprise quand il appelle vers l'extérieur. Tous les agents partagent l'identité externe.
SGSN
Serving GPRS Support Node
Routeur IP gérant les terminaux pour une zone
- 👉 Équivalent du MSC dans l'architecture circuit
- Équipement auprès duquel le mobile se rattache (procédure de GPRS attach)
- Sécurité (authentification, chiffrement LLC)
- Mise à jour de localisation
- Renvoie une adresse IP au mobile (procédure d'activation de contexte PDP)
- Fonction de routage des données vers le GGSN
GGSN
Gateway GPRS Support Node
Routeur IP s'interfaçant avec les autres réseaux
- 👉 Équivalent du GMSC (mais on passe toujours par la passerelle)
- Point de passage obligé pour aller vers Internet
- Le plan d'adressage IP des mobiles est privé (10.x.x.x)
- Mécanismes NAT (Network Address Translation) et PAT (Port Address Translation) pour atteindre Internet
✅ Quiz GPRS
Q1. Le SGSN est l'équivalent fonctionnel du :
Q2. Quel schéma de codage offre le meilleur débit utile (mais moins robuste) ?
Q3. Pour accéder à Internet depuis un mobile GPRS avec IP privée 10.x.x.x, on a besoin de :
Q4. Que signifie TBF ?
Outils de calcul interactifs
Cinq simulateurs interactifs pour résoudre rapidement les problèmes types des examens et des TDs. Chaque outil affiche les formules utilisées et les étapes de calcul.
📐 Formulaire essentiel
Motif & distance
Nombre de porteuses
Porteuses par cellule
Surface d'une cellule hexagonale
Erlang
Efficacité spectrale
Capacité d'abonnés/km²
C/I (path loss α)
TD N°2 — Concept cellulaire & réseau GSM
Source : material/tds/TD2_RMob.pdf — 6 exercices avec corrigés détaillés. Cliquez sur "Voir la correction" pour dévoiler la solution étape par étape.
Effet de N sur le trafic écoulé
Question : Les réseaux cellulaires sont en général basés sur des motifs à 9, 12 ou plus cellules par motif. Expliquer comment le nombre de cellules par motif peut agir sur le trafic écoulé dans un réseau cellulaire.
📝 Correction
Soit $N_{freq}$ le nombre total de fréquences allouées à un opérateur, et K la taille du motif. Le nombre de fréquences par cellule est :
- Plus K augmente → $N_{f/cell}$ diminue → trafic écoulé décroît → capacité réduite
- Plus K diminue → $N_{f/cell}$ augmente → trafic augmente → capacité augmente
Cependant, la distance de réutilisation $D = \sqrt{3K} R$ joue dans l'autre sens :
- Si K diminue → D diminue → fréquences réutilisées plus proches → niveau d'interférence co-canal augmente → qualité dégradée.
⇒ Compromis Capacité ↔ Qualité. C'est la raison pour laquelle K=12 a été retenu comme motif de référence en GSM.
Capacité de GSM
- Étant donné que le nombre de porteuses est de 124 en GSM et que le nombre de communications simultanées par porteuse est de 7, calculer la capacité minimale de GSM, en termes de communications simultanées totales.
- Si on considère un motif à 4 :
- Calculer la distance de réutilisation de fréquence en fonction du rayon R de cellule
- Donner le nombre de porteuses par sous-bandes
- Déterminer la capacité instantanée de chaque cellule, en termes de communications simultanées
- Quelle sera la capacité du système si le motif est répété 10 fois ?
📝 Correction
1) Nombre total de communications simultanées (minimal) :
2.a) Avec K = 4 :
2.b) Nombre de porteuses par sous-bande (= par cellule) :
2.c) Capacité instantanée par cellule = porteuses/cellule × communications/porteuse :
2.d) Si motif répété 10 fois (10 clusters × 4 cellules par cluster) :
Expression du rapport C/I (modèle géométrique)
R étant le rayon de cellule et D la distance de réutilisation.
- Donner l'expression de la puissance du signal utile reçu par un mobile situé en A (au bord de cellule).
- Donner l'expression de la puissance des signaux interférents (brouilleurs).
- En déduire l'expression du rapport C/I.
- Exprimer C/I en fonction de N (taille du motif). Interpréter le résultat.
📝 Correction
1) Pour un mobile au point A (distance R de sa BTS) :
où α est l'exposant d'atténuation (typiquement α = 4 en milieu urbain).
2) Le mobile A est à une distance ≈ (D − R) des 6 cellules co-canal les plus proches. Donc :
3) Division terme à terme :
4) Avec $D = \sqrt{3N} \cdot R$ :
🔍 Interprétation
- Si N augmente → C/I augmente → signal utile mieux protégé → meilleure qualité
- Si N diminue → C/I diminue → interférence plus importante → qualité dégradée
⇒ N détermine la capacité intrinsèque du système. Le seuil C/I = 9 dB en GSM impose N ≥ 12 dans la pratique.
Dimensionnement avec N=4 et bande 12.5 MHz
Soit un réseau GSM formé de cellules hexagonales de rayon R. La distance D de réutilisation des fréquences est liée à la taille du motif par $D/R = (3N)^{1/2}$, avec N le nombre de cellules dans le motif. On suppose que l'affaiblissement varie selon la distance selon $d^{-4}$.
- Si N=4, calculer le nombre de porteuses GSM qu'un opérateur disposant de 12.5 MHz peut en théorie attribuer à chaque cellule.
- Estimer le nombre maximal d'abonnés qu'il peut espérer accueillir dans une cellule sachant qu'un abonné moyen a un trafic de 0,03 E à l'heure.
- Le rayon R ne pouvant être inférieur à 350 m, combien d'abonnés cela représente-t-il dans une ville de forme approximative circulaire de rayon R_p = 6 km ? Commenter.
📝 Correction
1) Avec $B_p = 12,5$ MHz, $\Delta_b = 200$ kHz = 0,2 MHz et N=4 :
2) Avec k = 7 (communications par porteuse en GSM), T = 0,03 E (trafic par abonné) :
où λ = k·T (trafic par porteuse) ⇒ $\lambda = k \cdot T$ donc $\lambda / T = k$.
$$N_{ab} = \frac{1}{N \cdot \Delta_b} \cdot k^2 = \frac{1}{4 \times 0,2} \cdot 49 \approx \boxed{61 \text{ abonnés/cellule}}$$3) Si $R_{min} = 350$ m et la ville est un cercle de $R_p = 6$ km :
💡 Commentaire : Pour augmenter la capacité, il faut diminuer R (micro-cellules) en zone urbaine dense, et garder R grand (macro-cellules) en zone rurale.
Mobilité & gestion de la cellule
- Quel est le problème si le nombre de cellules par zone de localisation (LA) est très élevé ?
- Expliquez les deux processus de gestion de mobilité pour GSM : Localisation et recherche du mobile (paging).
- Quels sont les facteurs ayant l'impact sur la taille d'une cellule ?
- Pourquoi faut-il avoir une partie de recouvrement commun entre les cellules ?
- Un mobile peut-il capter la même fréquence venant de deux stations de base ?
- Comment un mobile choisit-il la station de base parmi les stations de bases candidates ?
📝 Correction
1) LA trop grande : trafic de signalisation (paging) augmente énormément → coûteux pour le réseau, énergivore pour la batterie du mobile.
2) Deux mécanismes complémentaires :
- Paging : le réseau émet l'appel sur toutes les cellules de la LA — canal PCH (Paging Channel, DL).
- Mise à jour de localisation : le mobile signale au réseau ses changements de LA — possible grâce à la voie balise BCCH (Broadcast Control Channel, DL).
3) Facteurs influant la taille de cellule :
- Pico-cellules : R < 1 km — zone à très fort trafic (intérieur, centres-villes)
- Micro-cellules : 1 < R < 3 km — zone péri-urbaine
- Macro-cellules : 3 < R < 5 km — zone rurale
Petites cellules → visent la capacité. Grandes cellules → visent la couverture.
4) Recouvrement entre cellules : nécessaire pour assurer la continuité de la communication pendant le handover (le mobile doit toujours pouvoir basculer sur une cellule voisine).
5) Oui — c'est exactement le principe de la réutilisation de fréquence. Cela produit une interférence co-canal contrôlée par le motif de réutilisation.
6) Algorithme de choix de BS (handover/cell selection) :
- Le mobile mesure $P_r$ sur la BS courante et les BS voisines (1 à 6).
- Si $P_{r,\text{serveuse}} > P_{seuil}$ → bonne qualité, on reste.
- Sinon → on consulte la liste des voisines : $P_{r,v_i} > P_{seuil}$ ?
- Pour basculer, il faut aussi $P_{r,v_i} > P_{r,\text{serveuse}} + \text{HOM}$ (marge d'hystérésis, évite l'effet ping-pong).
Identité & authentification
- Comment le réseau peut-il authentifier un abonné dans GSM ?
- Pourquoi faut-il utiliser le TMSI à la place de l'IMSI pour l'identifiant de l'abonné ?
- Quelle est l'entité qui gère la correspondance entre le TMSI et l'IMSI ?
- La zone de localisation d'un mobile est-elle enregistrée au niveau de HLR ?
- Comment le réseau trouve-il un mobile pour signaler un appel entrant ?
📝 Correction
1) Authentification GSM : via les identifiants MSISDN / IMSI / TMSI. La carte SIM contient une clé Ki et un algorithme A3. L'AuC (Authentication Center, couplé au HLR) envoie un nombre aléatoire RAND ; la SIM calcule SRES = A3(Ki, RAND) et le renvoie. Le réseau compare avec sa propre valeur calculée.
2) Utilité du TMSI : Le TMSI est une identité temporaire attribuée au mobile pour éviter le clonage (pas d'IMSI en clair sur la voie radio) et le pistage (un attaquant qui observerait la voie radio ne pourrait pas suivre un même abonné).
3) Correspondance TMSI ↔ IMSI : gérée par le VLR (Visitor Location Register), couplé au MSC.
4) La LA dans le HLR ? NON. Le HLR enregistre seulement la localisation grossière de l'abonné, c'est-à-dire le numéro du VLR courant où il se trouve. C'est le VLR qui mémorise la zone de localisation précise.
5) Acheminement d'un appel entrant :
Annales d'examens — INSAT RT3
Tous les sujets d'examens originaux (Mériem Afif, INSAT) ainsi qu'un corrigé détaillé pour les exercices clés. Cliquez sur "📄 Voir le PDF" pour accéder au sujet original.
🗂 Liste des annales disponibles
Examen 2023
TDMA pour 3 MSs, appel entrant (11 transactions), localisation, GSM-1800 motif K=9
📄 Voir le PDFExamen 2024 — Principal
SCH 51-multi-trame, SACCH, appel entrant, GSM-900 étendue Net1/Net2
📄 Voir le PDFExamen 2025 ★ Dernier sujet
FDD GSM, GPRS vs GSM, sécurité (IMSI/TMSI/IMEI), TDMA capacité, dimensionnement (191 km², R=1.2 km, K=7)
📄 Voir le PDF📘 Corrigés (2023, 2022, 2012, 2013)
Solutions step-by-step pour TDs Ex 1-6 et exams 2022-2023
📄 Voir le PDF🔍 Corrigés détaillés — exercices types
Les exercices ci-dessous sont des classiques qui apparaissent quasi-systématiquement à l'examen.
Dimensionnement d'un réseau GSM (7 pts)
Un opérateur veut déployer un réseau GSM sur une zone de superficie Sz = 191 km² en la découpant en Ncel cellules hexagonales de rayon Rc = 1,2 km. Il dispose de Nf = 380 canaux avec un facteur de réutilisation K = 7.
- Expliquer l'intérêt de la réutilisation de fréquences.
- Calculer la surface Scel d'une cellule, en déduire Ncel et Nreuse.
- Calculer la distance D séparant deux cellules co-canal.
- Trouver le nombre de canaux de trafic par cellule Ntpcel et Ntczone.
- Avec Rc = 2,4 km : impact sur les canaux ? Nouvelle valeur Ncel et Ntczone ?
📝 Correction
1) La réutilisation permet d'utiliser un nombre fini de fréquences pour couvrir une zone arbitrairement grande, en répétant le même motif. Sans réutilisation, on devrait dédier des fréquences distinctes à chaque cellule : le spectre disponible serait épuisé immédiatement.
2) Surface d'une cellule hexagonale (cercle circonscrit, rayon R = côté de l'hexagone) :
3) Distance de réutilisation :
4) Canaux par cellule :
5) Avec Rc = 2,4 km :
Le nombre de canaux par cellule reste inchangé ($N_f / K = 54$) — la modification du rayon ne change pas la bande passante par cellule. En revanche :
⇒ En doublant R, $S_{cel}$ est multipliée par 4. La zone nécessite 4× moins de cellules, donc 4× moins de canaux de trafic — capacité globale divisée par 4.
💡 Astuce : utilisez l'Outil 4 — Dimensionnement pour vérifier les calculs.
Canal SCH dans la multi-trame & débit SACCH (5 pts)
- Le canal SCH est émis dans une multi-trame de 51 trames TDMA, dans les trames n°1, n°11, n°21, n°31, n°41. Calculer le nombre de fois où ce canal est émis pendant T = 1 s.
- Pourquoi un mobile peut-il lire le SCH alors qu'il n'est pas encore synchronisé avec la cellule ?
- Sur SACCH, chaque burst émis contient 114 bits d'information. À quelle classe ce canal appartient-il et calculer son débit.
📝 Correction
1) Nombre d'émissions du SCH en 1 seconde :
Une trame TDMA dure 4,615 ms (= 8 slots × 577 µs). Une multi-trame de 51 trames dure :
Dans chaque multi-trame, le SCH est émis 5 fois (trames 1, 11, 21, 31, 41). En 1 seconde :
2) Le SCH est émis à des positions prédéfinies et répétitives dans la structure de la trame. Même sans synchronisation, le mobile peut tester l'écoute sur le slot 0 d'une porteuse balise et finir par tomber sur un burst SCH ; celui-ci lui fournit alors les informations nécessaires pour se synchroniser (numéro de trame TDMA et identité de la BTS).
3) SACCH — Slow Associated Control Channel :
- Classe : DCCH (Dedicated Control Channel) — canal dédié associé lent.
- Utilité : supervision permanente de la liaison entre le mobile et la BTS (mesures de qualité, contrôle de puissance, alignement temporel).
Calcul du débit : un SACCH associé à un canal de trafic transmet 1 burst toutes les 26 trames TDMA (la 13ème trame d'une multi-trame de 26).
Deux opérateurs Net1/Net2 sur GSM-900 étendue (9 pts)
GSM-900 étendue déployée dans un pays par deux opérateurs : Net1 sur les porteuses 1 à 100 (motif K=9), Net2 sur les autres porteuses (motif K=3).
- Dimensionnement fréquentiel de la GSM-900 étendue.
- Montrer que la bande étendue contient 174 porteuses. Bande allouée à chaque opérateur.
- Combien chaque cellule peut-elle utiliser de fréquences pour chaque opérateur ?
- Rcell1 = 1 km pour Net1, Rcell2 = 2 km pour Net2. Distance minimale entre co-cellules pour chaque opérateur ?
- Un abonné Net2 reçoit un appel : la BTS envoie sur le slot n°3 de la porteuse n°10. Quelle fréquence et slot utilise le MS ?
- Capacité maximale d'abonnés pour Net2, sachant que pour un groupement de 4 TRX, 2 ITs sont réservés au contrôle commun.
📝 Correction
1) Dimensionnement GSM-900 étendue :
- Uplink : 880 → 915 MHz (35 MHz)
- Downlink : 925 → 960 MHz (35 MHz)
- Écart duplex : 45 MHz (entre la porteuse UL et son équivalent DL)
- Δb = 200 kHz par porteuse
2) Nombre de porteuses :
Le "−1" correspond à la bande de garde aux extrémités.
- Net1 : porteuses 1-100 → 100 porteuses, soit 100 × 0,2 = 20 MHz
- Net2 : porteuses 101-174 → 74 porteuses, soit 74 × 0,2 = 14,8 MHz
3) Fréquences par cellule :
4) Distance de réutilisation :
5) Slot et fréquence vus par le MS (Net2) :
La porteuse n°10 dans Net2 correspond à la porteuse globale n°101+10−1 = n°110 sur l'UL : f = 880 + 110 × 0,2 = 902 MHz (mais en DL c'est la BTS qui parle, donc on parle de la porteuse n°10 de Net2 sur le sens DL : f = 925 + 110·0,2 = 947 MHz). Le MS doit répondre sur la fréquence UL associée = 947 − 45 = 902 MHz.
Le slot du MS est décalé de 3 slots par rapport au slot de la BTS (le mobile reçoit sur le slot n°3 puis émet 3 slots plus tard, soit le slot n°6 de l'UL). Ce décalage évite que le MS doive émettre et recevoir simultanément (technique FDD + décalage temporel).
6) Capacité Net2 : 24 porteuses ≈ 6 groupements de 4 TRX. Sur chaque groupement, 2 ITs réservés au contrôle → 8 × 4 − 2 = 30 ITs utilisables par groupement → 30 × 6 = 180 communications max par cellule (avant prise en compte du SACCH associé).
Capacité GSM-1800 avec motif K=9 (7 pts)
- Montrer formellement comment la capacité du GSM a été augmentée sans allocation supplémentaire de fréquences.
- Chaque abonné appelle en moyenne une fois toutes les deux heures pendant 3 minutes. Définir l'Erlang et calculer Auser.
- Calculer l'efficacité spectrale correspondante.
- Si motif à 9, déterminer la capacité instantanée minimale de chaque cellule.
- Expliquer comment le choix de la taille de cellule dépend du nombre d'abonnés à servir.
📝 Correction
1) Le concept cellulaire permet de réutiliser les mêmes fréquences dans des cellules suffisamment éloignées (séparation D). Plus on diminue la taille des cellules, plus les fréquences sont ré-employées localement, plus la capacité totale augmente — sans avoir besoin d'allouer de nouvelles fréquences au spectre.
2) 1 appel toutes les 2 heures = 0,5 appel/h. Durée moyenne = 3 min = 0,05 h.
L'Erlang est l'unité du trafic téléphonique : un trafic de 1 Erlang signifie qu'un canal est occupé en permanence pendant la période d'observation.
3) Efficacité spectrale :
Bande GSM-1800 utile : 75 MHz / sens. Δb = 0,2 MHz. N_freq = 75/0,2 = 375 porteuses.
Avec K=9 : Nport/cell = 375/9 ≈ 41,7 → 41 canaux/cellule. Avec k = 7 com/porteuse : 287 com/cellule.
Avec λ ≈ k·Auser = 7 × 0,025 = 0,175 Erlang/porteuse :
4) Avec K=9 et 375 porteuses : 375/9 = 41,67 → 41 canaux par cellule. Chaque canal = 1 communication, donc capacité instantanée ≈ 41 communications par cellule (en GSM TDMA, chaque porteuse offre 7 communications utiles, donc 41 × 7 = 287 si on raisonne en time-slots).
5) La taille de cellule dépend du trafic à écouler : pico-cellules (R<1 km) en zones denses, macro-cellules (R>3 km) en zone rurale (cf TD Ex5).
🎯 Préparation à l'examen — Topics récurrents
- Toujours : structure TDMA (51 multi-trames, 4.615 ms, 577 µs, 8 IT)
- Très fréquent : appel entrant 11-transactions, mise à jour de localisation, MSISDN/IMSI/TMSI/MSRN
- Fréquent : dimensionnement (surface → cellules → canaux), C/I avec K, Erlang par abonné
- Récent : GPRS vs GSM, sécurité, GSM-900 étendue 174 porteuses
Glossaire complet
Tous les sigles utilisés dans le cours, triés alphabétiquement.
Examen final
20 questions couvrant l'ensemble du cours. Vos résultats seront affichés à la fin.